Ma vie aura une fin. Je ne sais pas quand, je m'en fous. Je n'ai plus de volonté pour écrire dans ce journal, pas assez de volonté pour vous faire partager la bataille acharnée de boules de neige que j'ai vécu la semaine dernière, pas assez de volonté pour raconter le week-end dernier chez Gael mon pote historien et toutes les mini-aventures que j'ai pu vivre...
De la cendre sur mes tomates !
Katell hésite.
(S)He galops away...
Je veux revoir les montagnes ; les montagnes Gandalf !
Vous... ne passerez... pas !
Je vais faire une capuche avec ton prépuce.
Pas assez de volonté pour dire à quel point je suis surpris de la formation de l'incroyable bande d'amis qui s'est créée dans le groupe n°1 de la 1ère année DEUG Histoire, année scolaire 2003-2004, chose que je n'aurais jamais eu l'idée le jour de la rentrée scolaire de septembre dernier. Pas assez de volonté, tout simplement.
Je n'ai plus envie d'écrire quoi que ce soit ici. Je pense que cet outil a rendu son office. Désormais ce qui m'arrivera je le garderai pour moi. Cela me donne quelques avantages : primo je me sentirai débarrassé d'un poids grandissant, secundo j'écrirai plus et travaillerai plus sur mon livre, tercio je n'aurai plus à me répéter et à me retrouver à ne plus pouvoir raconter une anecdote nouvelle.
Je terminerai donc par un au-revoir, à défaut d'un adieu. Peut-être écrirai-je quelque chose pour le premier anniversaire de mon journal sur internet.
Lino Ventura, Les Tontons Flingueurs : « Patricia mon petit, je voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier, l'homme de la pampa parfois rude reste toujours courtois, mais la vérité m'oblige à te l'dire : ton Antoine commence à me les briser menu !! »
De moi : « Si l'on regardait chaque personne de la population mondiale dans les yeux, n'y aurait-il qu'un seul coup de foudre ? »
La citation de la fin, dans Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain : « Les temps sont durs pour les rêveurs... »
dimanche 7 mars 2004
jeudi 19 février 2004
(Article rédigé le dimanche 15 février au soir)
Aujourd’hui je me sens mieux qu’hier… La phrase qui détonne !
Non, mais, croyez-moi, c’est vrai… Je me suis un peu questionné sur moi-même hier soir, sur le pourquoi que je déprimais autant, pourquoi je restais si coincé avec les filles en général (même si j'ai pu m'apercevoir d'améliorations sur ce point-là, ce n’est pas le top non plus), pour quelles raisons mes pensées m’amènent à la notion de suicide, de qui avait été créé le premier entre l’œuf et la poule, pourquoi donc je suis arrivé à ce stade ?… Ma petite déprime « prédodo » en somme…
Bon, c’est évident que si je voulais me remettre une nouvelle fois en question, il me faudrait de nouveau quelques jours reposants sur le terrain de ma grand-mère à l’Ile-Tudy. Je crois que je vais me préparer un petit break pendant les vacances d’avril. Cela pourrait m’être utile. Je ne sais pas où encore, mais je pense que j’ai besoin de changer d’air, d’un « sas de décompression » de temps à autre. Je pense que tout le monde a besoin de ça pour faire le ménage en soi. De plus, quand on a un(e) petit(e) ami(e), on doit pouvoir se sentir plus en confiance, parce que l’on a quelqu’un qui veut vous comprendre et veut vous écouter. Enfin, ça, je l’imagine… Mais cela doit être vrai pour beaucoup de couples.
J’en viens à là où je voulais arriver, c’est-à-dire que si jamais par bonheur j’ai une compagne (pour employer des mots usés), je crois que je serai dans la cruelle obligation de fermer ce journal électronique… Quoi ? Qui a dit « Grouille-toi d’en trouver une ? » ?? Pour le moment, ce n’est pas à l’ordre du jour. Ce n’est pas facile (vous êtes forcément au courant par votre propre expérience). Encore moins facile pour les rebus dans mon genre.
De toute façon, dans l’improbable possibilité où je ne serais plus seul, je ne ferai pas la même erreur dans ce journal que j’ai commise l’année dernière avec Elodie, c’est-à-dire qu’il n’y aura pas un seul traître mot sur ma vie conjugale. Rien, que dalle, pas même l’ombre d’une seule pensée de graphème qui ira dessus. Y’a pas plus clair ! Ça fait parti de ma vie privée que je veux garder secrète, et c’est normal, après tout. Je ne suis pas exhibitionniste ; et puis si je dévoile tout sur moi ici, que restera-t-il après ? Je crois qu’il est temps que je m’impose des limites dans ce journal et ailleurs. La période en août où j’avais voulu m’émanciper la tête, tenter de me découvrir, de trouver mes propres frontières, est révolue. Dorénavant je peux continuer à grandir et à m’écouter tranquillement. Pourtant, personne n’est fait pour stagner à l’intérieur de soi. C’est pourquoi je sais qu’à un moment ou à un autre, il me faudra un nouveau temps d’arrêt pour me pencher et tendre une oreille interne attentive. Et une nouvelle période de changements dans d’autres directions pourra commencer.
La vie est un combat de tous les jours. Souvent je flanche, je veux lâcher prise, ne plus rien avoir à faire ici… Ce n’est pas le genre de choses auxquelles il faut s'attarder, mais dans ces moments de noirceur, j’ai toujours la même image qui revient : celle de mon enterrement, avec toutes mes connaissances autour. C’est extrêmement égoïste. Mais c’est le seul moyen que j’ai en ma possession pour me pousser à rester. Le jour où je n’aurai plus personne sur qui compter, je saurai alors que je ne sers à personne en ce bas-monde, et que je pourrai m’en aller sans remords. Tant que j’aurais quelqu’un qui pensera à moi (en ça réside l’égoïsme de l’image de l’enterrement), je ne pourrais pas. Je ne veux pas gâcher la vie de quiconque, famille, ami, sauf si je suis vraiment à bout. En résumé c’est par vous et en vous que je (sur)vis. Je vous en remercie du fond du cœur.
Je vous livre un petit secret qui n’en est pas un : je n’écris jamais d’articles directement sur l’ordi, je trouve ce procédé trop impersonnel [à présent, ma méthode est hybride]. La bonne vieille plume et une bonne feuille de papier, rien de tel que ce contact pour me revigorer en douceur et me concentrer sans interférence sur ce que je veux écrire. Je peux utiliser aussi mon lecteur CD pour qu’il y ait des musiques qui m’influencent dans telle ou telle direction. [Dorénavant, j'atténue au maximum les sons parasites, et souvent, j'éteins la musique.]
La plume est le pinceau de la calligraphie. Peut-être qu’inconsciemment je conçois ma plume comme un pinceau et que je m’applique ensuite sans faire attention. D’après Gael j’ai une écriture d’elfe. Je prends ça comme un compliment (mmmh…). Combien de fois m’a-t-on dit que j’écrivais bien… Je ne fais pas mon blasé, rassurez-vous ce n’est pas mon genre. Je vais vous raconter une anecdote qui s’est déroulée au CM2, il y a… heu… dix ans donc. Un jour mon père m’avait dit que j’écrivais bien. J’étais tout fier ; venant de mon père, ça faisait un petit quelque chose de plaisant à me rappeler dans ma petite caboche de l’époque. Le lendemain, en classe, alors que l’institutrice faisait son cours normalement, j’ai levé le doigt pour parler, et j’ai répété le compliment de mon père. L’institutrice m’a remballé dans un carton bien ficelé, sous les rires de mes collègues, et je n’ai plus rien dit de la journée. Le traumatisme doit venir de là, car je m’en souviens comme si c’était hier. J’étais un garçon sensible et facilement impressionnable [je le suis toujours]… D’où mon indifférence aux « compliments » en rapport avec mon écriture.
Je dois être vraiment un cas particulier. Je me demande si beaucoup d’entre vous possèdent des souvenirs du même calibre que celui que je viens de citer. Je n’en sais rien, je me pose seulement la question. C’est parfois difficile d’avoir une bonne mémoire, surtout si c’est pour conserver de foutus complexes freudiens. De ça aussi je m’en serais bien passé !
vendredi 13 février 2004
Bon sang, c’est vraiment dommage que cette date ait un reflet si bassement commercial (dans mon esprit), car au départ c’était une bonne intention de l’abbé Valentin… Il n’y a pas que le commerce dans la vie (Nous ne sommes pas des marchandises ! Nous ne sommes des numéros !), et justement c’est ce côté "fête des amoureux" qui (me) blesse quand on est célibataire. Pas grave, la fête des célibataires c’était hier, et de surcroît un vendredi 13 (pour les fétichistes de tout poil). J’arrête de me torturer la conscience, car j’ai beau revendiquer haut et fort ma situation d’ange solitaire à une aile, je ne me sustente pas que de pain et d’eau fraîche…
Cafard carabiné ? Non. Petit blues. Et même s’il disparaissait au fil du temps, il laisserait tout de même une trace dans mes souvenirs. Ça viendra, mon bonhomme (vive l’auto persuasion abusive).
Mes vacances vont bientôt se terminer. Je les voyais arriver avec une certaine appréhension, car j’avais peur de m’ennuyer. Heureusement, plusieurs faits (dont les principaux vont être racontés) m’ont sorti de ma vie morne et dénuée d’intérêt : le week-end passé avec Jonathan, puis la sortie à Rennes.
Premier épisode :
Prévu un mois à l’avance, John devait enfin revenir à Quimper voir ses potes du lycée de Bréhoulou. C’est dans mon petit chez-moi qu’il s’est installé, à mon invitation. Adopté immédiatement par ma famille et même par mon frère, il n’allait pas tarder à l'être par mes potes de Pluguffan. Certains avaient déjà fait connaissance avec lui en août dernier, mais les autres ne connaissaient que son nom. Je ne pense pas qu’ils aient regretté de le connaître en chair et en os… Lui et moi sommes allés dans une cabane aménagée au fond des bois, et la fête pouvait commencer. Chansons paillardes, blagues bidons et monstrueuses, récits de sketchs des Inconnus, des Nuls, de François Pérusse (Les 2 minutes du peuple) et autre Brice de Nice… Tout le monde s’en donnait à cœur joie. En partant, nous passions par un chemin détourné qui nous conduisaient dans les bois. John me l’a répété : il adore les bois de Plugu. Et moi alors ? Ça fait 14 ans et demi que j’y habite… Monsieur s’est payé le luxe de déchirer son pantalon africain en grimpant dans un arbre vermoulu, puis de se faire photographier son affreux cul de gorille aux hormones. Faudra que je récupère les photos, histoire de rire (seul à rire face à mon écran d’ordi, z’ont pris l’habitude de me voir comme ça à la maison). Rentrés chez moi et au lit, nous commencions à discuter quelques heures. Inévitable.
Le lendemain, je lui faisais lire mon dialogue envenimé avec Marie sur le forum Bréhou’bande (je ne reviens pas sur l’affaire). Mais le meilleur de la journée fut sûrement le repas de midi avec les énormissimes crêpes au blé noir de ma mère. A la demande de John, nous regardâmes la version longue des Deux Tours l’après-midi, et le soir par hasard, un peu des (très charmantes, pour ne pas être vulgaire) Bricol’Girls de Chabat. Sylvain nous avait donné rendez-vous à la Résistance à 20h. Là-bas, il nous dit que Marie sera présente ! La soirée risquait d’être tendue : elle ne l’a pas trop été, à mon grand soulagement (et celui de Sylvain). J’avais mis mes griefs entre parenthèses. Après de nombreux échanges de nouvelles et souvenirs (ah ! la descente de l’Odet…), nous partions du bar vers la minuit passée. J’étais vraiment fatigué, et en plus conduire de nuit pour ramener Frédo par la route de Stangala, puis revenir chez moi… J’ai même réussi le coup de force de caler dans mon garage, une première ! Pas de sommations, pour moi c’était la plongée directe dans les bras de Morphée, à défaut de quelqu'un d'autre.
Dimanche matin, debout vers 10h30 (comme d’hab), puis séance lecture et anecdotes en tout genre dans ma chambre. Et surtout, cet enfoiré me révèle qu’il y a de fortes chances pour qu’il rencontre Charlotte à Metz pendant la deuxième semaine de vacances (dernière minute : c’est confirmé…) ! J’étais quelque peu dégoûté… Je le suis toujours. Bon, j’ai demandé des photos avec les deux ensemble dessus, ça compensera [photos jamais faites]. Il n’a pas intérêt à me faire faux-bond ! Il m’a rassuré, il sait que je tiens à ma petite sœur lorraine. Je préviens les mauvais-pensants, jamais ma relation avec elle ne dépassera le stade de petite sœur, de la même manière que John me considère comme son grand frère. C’est exactement le même genre (élevé, je l’accorde, mais pas ultime) de relation. Voilà qui est clairement dit. On ne peut pas aimer tout le monde à la même enseigne, et pourtant je vous aime tous et tiens à vous (beaucoup) plus que vous ne le croyez. C’était la parenthèse émotion du jour… Faut savoir recadrer certaines idées… C’est ma nature un peu ridicule qui vaut ça. Continuons avec John, voulez-vous : son train partait à exactement 14h47 pour Brest, et il avait informé Anaïs qu’il serait à la gare un peu avant. Anaïs raconta son gigantesque dilemme amoureux du moment (la formule du je-sors-avec-un-mec-mais-j’aime-son-meilleur-pote-et-c’est-réciproque), bref (j’avoue que ça doit être pénible à supporter comme situation), après des au-revoirs sur le quai et du train, je ramenais Anaïs (en gentleman que je suis) chez elle, puis je rentrai chez moi.
Deuxième épisode :
Prévu depuis un peu moins longtemps que la venue de John, je veux évidemment évoquer l’odyssée à Rennes de mercredi avec Sylvain (l’organisateur), Muriel (la seule et courageuse jeune fille de la compagnie), PY et Frédo (les fumeurs invétérés). Premier accroc : je préviens sobrement mes parents que je pars en colonie de vacances spéciale le lendemain à Rennes. Ma mère n’est pas très contente, et à vrai dire, je n’en ai rien à cirer. Donc, mercredi je prends un bus pour Quimper, patiente deux heures en ville (rendez-vous à la gare à 16h) car il n’y a pas de bus plus tard passant à Plugu. Pas grave, j’ai appris à être patient. A la gare, je retrouve Frédo qui m’annonce une bonne nouvelle : il a enfin eu son permis ! Félicitations ! La persévérance paye toujours, en bien ou en mal ! Quelques minutes plus tard arrivent Sylvain et Mumu, le temps de dire bonjour, d’appeler PY pour lui dire qu’on sera bientôt à Coat Conq, et nous étions partis. L’aller m’a paru court. Et puis, plus on s’approchait de Rennes, et plus le temps devenait nuageux. Le plus cool fut la découverte du groupe de musique Nightwish. Il y a une chanson, qui, quand je l’écouterais, me fera toujours penser à Rennes : Bless the Child, de l’album Century Child. Très épique. En bref, passage au Super U de Mordelles pour quelques emplettes effectuées dans la bonne humeur, puis direction la maisonnette de Sylvain.
Là nous étions accueillis par Dolly ; le chien me grogna immédiatement dessus. Faut croire qu’aucun animal ne m’apprécie ! Peu importe… bon, je passe l’épisode des pâtes carbonara et l’absorption de substances peu recommandées, avant que l’on parte véritablement pour Rennes ! Rendez-vous chez Dumoul’ (mecton rencontré pour la première fois à Bot Conan et pote de Tanguy. Il en a profité pour nous donner de ses nouvelles) en compagnie de Pied-de-Vigne (surnom approprié, il m’a rappelé l’autre marmule abrutie de Bréhoulou…). Continuation d’absorption de liquides aromatisés. Puis en route pour la Rue de la Soif à pied à Rennes, précisément au Barantic, pour rejoindre des connaissances à Sylvain. PY et moi étions d’accord, on avait vu plus intéressante ailleurs [conclusion bien hâtive !]. Je dois une fière chandelle à Dumoul’ sur un truc, il m’a empêché de me faire coller par Lucille pour la soirée. C’était quelque part dans l’intention de se débarrasser d’éventuels prétendants, je n’étais pas dupe malgré mon état, mais au moins je n’ai pas été accroché par une fille qui ne m’aurait pas plu. Je crois bien que la seule fille inconnue avec qui j’ai le plus parlé fut la jolie fausse blonde (dont j’ai oublié le prénom), plus tard, une fois revenu dans l’appart’ de Dumoul’. Parce qu’après le Barantic, ce fut une longue marche dans Rennes à la recherche d’un endroit sympa où se poser. C’était probablement la partie de soirée la plus pénible pour beaucoup de personnes. Au centre-ville, je crois bien que j’ai fait peur à πouaïe en disant que je voulais en finir avec la vie, car j’en avais marre de tout, etc. Il m’arrive d’avoir des "bouffées suicidaires", dans le même style des bouffées de chaleur de femmes ménopausées (la comparaison est loin, très loin d’être délicate. Pardon mesdames), mais je me suis rendu compte tout à l’heure d’une chose qui explique à ce moment les sombres pensées qui m'ont traversé : c’est l’effet baddant de l’inhalation de fumées de clopes rigolotes. J’ai découvert le pouvoir baddant de ces tiges artisanales d’une façon pas très catholique… Je m’en serais allègrement passé. Par contre, je ne nie pas que la pensée du suicide (sans influence de quelque nature que ce soit) m’a personnellement touché, et pas qu’une seule fois.
Laissons ça de côté.
Donc, nous marchons, moi seul avec mes pensées, jusqu’à une place pleine de gravillons [peut-être celle devant le Parlement de Bretagne, si je ne dis pas d'âneries]. Puis il est décidé de retourner chez Dumoul’. Je ne me serais jamais retrouvé dans ce dédale de rues. Ensuite, on rentre dans l’appart’, y’a plein de monde qui squatte, Frédo moi et πouaïe on s’écroule sur le lit… C’est là où j’ai le moins de souvenirs clairs. Au bout de je ne sais combien de temps les hurluberlus sont partis vers d’autres cieux, que je suis resté regarder les autres dormir (Sylou, μμ, πouaïe et Frédo), tandis que PdV et Dumoul’ s’escrimaient et se charriaient à PES 2 sur PsOne (une jeu de foot…). Ce qui m’a bien fait rire c’est quand Dumoul’ emmerdait Sylvain avec ses « trou de nez ! » ou « trou d’oreille ! » avec son pied d'une hygiène plus que douteuse, quand Sylvain voulait dormir. Pov’ Sylou, mais c’était marrant quand même… Après je me prenais des taules à PES, les deux autres n’en pouvaient plus de se foutre de moi (plus grosse taule : 10-1, score fleuve à la FIFA ça !!). Enfin, PdV et Dumoul’ voulaient dormir, on a été obligé de dégager du lit… Moments confus et grognements sonores, puis Sylvain décidait de s’arracher.
On ne revint pas frais comme des gardons chez Sylvain, et là, j’eus le plus énorme mal de crâne de la Création… P’tit dèj, puis on restait scotché devant la télé avec, dans l’ordre : la fin d’un épisode de Hooker, puis un épisode de « La vie avant tout » tellement mélodramatique que sans ma migraine épouvantable j’aurais pleuré de rire, et enfin un épisode de Rick Hunter. Il passe tellement de daubes le matin sur les chaînes hertziennes que je remercie mes parents d’avoir souscrit à CanalSat [zeste de naïveté !] ! Puis μμ et Frédo firent la vaisselle, πouaïe et moi le ménage, et nous quittâmes Rennes (plutôt Mordelles). Sylvain en profita pour nous montrer sa « maternelle » [l'école où il étudiait, affublée de ce nom], et nous empruntâmes la voie express. Je crois que c’est vraiment au retour que j’ai apprécié Nightwish. On faisait une pause alimentaire au MacDo (si j’ose dire), un groupe de filles d’une table voisine me faisait une frousse du diable (le Diab’ ! N’y allez pas y’a le Diab’ ! Qu'est-ce que vous avez à me regarder ?!) à Lorient, et dans cette même ville, Sylvain nous avait prévenu qu'il s’arrêterait pour voir des potes à lui afin de mettre des choses au point pour son club de Foot US… Entre-temps πouaïe nous pondait un char Leclerc pour un paquet de clopes, et à Lorient, ma foi les bars tabacs ne courent pas les rues ! Au retour de cette escapade piétonnière (sans Sylvain qui était resté avec ses potes dans l’espèce de gymnase), on visitait une partie de la Fac de Lorient. Je n'étais pas tellement dépaysé. Retour sur le parking du gymnase, et pendant que πouaïe et Frédo s’émancipaient les bronches (?), μμ et moi cherchions une entrée. Et là, μμ reçoit un flash : elle se rappelle soudainement de nombreuses aventures celtiques dans et autour de ce même gymnase, toute contente qu’elle est, même. On fait le tour du gymnase sans trouver d’entrée mais on profite pour mater les virils amis footballeurs de Sylvain. Ce même bonhomme nous informe que nous rembarquons pour le Finistère. Et là Sylvain nous a démontré son côté gentilhomme en nous ramenant quasiment tous chez nous. Sympa vieux, vraiment. J’en profite pour dire à Muriel qu’elle aura d’autres occasions de me ramener dans mon village de morts-vivants.
Pour conclure, ce fut d’excellentes sorties à leur manière, et comme m’a dit un pote : "Ça t’a fait voir du pays !" Ah ça, je veux bien te croire. Prochains lieux de déconnades : le 28 de ce même mois pour l’annif de mon poto Gael, puis le 6 mars pour les portes ouvertes de Bréhoulou ! Ça promet… Dès que j’ai fini de publier cet article, je commence la lettre pour Tosser !
dimanche 1 février 2004
Cela fait un moment que je n’ai pas rédigé quelque chose pour mon journal ! J’en suis désolé (pour ceux que ça peine de ne pas lire de mes nouvelles ! Pas grand monde !).
On a été obligé de piquer mon chat. Mon père en a été très affecté. C’est triste, mais la vie continue. Pauvre bête, elle me manquera beaucoup.
Je suis débordé par mes cours, englué dans mes obligations littéraires… En effet, j’ai cinq exposés (2 commentaires de texte + 3 exposés, en réalité), et les dates sont relativement proches pour chacun d’eux. J’en ai même deux le même jour ! Enfin passons… Il faut que je bosse, ce qui ne me laisse pas tellement de temps libre. Heureusement la semaine de vacances arrivera à point nommé pour souffler.
Je disais également que j’étais coincé par mes obligations littéraires. En ce moment je suis en pleine inspiration poétique, je m’étonne moi-même que ces poèmes viennent de moi. Ceux-là je les garde pour moi, ils serviront plus tard dans mon livre. Ce serait bête de ne pas continuer sur ma lancée… Si vous voulez, vous pouvez lire celui-là, écrit pendant une heure tardive et cafardeuse.
Electron libre
Y a-t-il esprit plus tourmenté
Ou en amour ou amitié ?
Honnête envers ses lignes de conduite de vie,
Adroit du Verbe et de l’Ecriture,
Nonchalamment ses plaisanteries sont dures,
Non moins drôles tous les sens étant compris…
[J'ai honte de ce « poème »... Je ne l'aime pas du tout.] Je suis également en plein marasme spirituel, tout me passe par-dessus la tête. Je reste indifférent à mon environnement, un peu absent, je sors des blagues bas de gamme [enfin, pire que de coutume], suis fatigué, suis maussade, suis malade… Je laisse certaines choses de côté pour me concentrer sur d’autres. Par exemple, ma vie sentimentale je la mets entre parenthèses (parce que marre), ou encore la télé (pas que ça à foutre, en plus comme ma vie sentimentale elle ne sert pas à grand-chose, alors autant la ranger dans un placard et la sortir plus tard).
Voilà. Vive la vie en gris.
mardi 20 janvier 2004
Là je vais raconter en gros ce qui s’est passé la semaine dernière, où différentes émotions se sont entremêlées.
Lundi : rien de particulier… Sauf le fait que je n’avais ni cours ni partiel. Donc, seule journée de paix dans la semaine.
Mardi : dès 8h, partiel d’Histoire Moderne. Petite dissertation de deux heures sur les idées de Martin Luther, fondateur du mouvement protestant, et non pas le prêtre noir américain ! D’ailleurs c’était hier (19 janvier) que le jour férié était consacré à Martin Luther King, homme de grande cause. Hasard des dates, hasard des noms. Bref, jusqu’à 10h, j’énonçais la transsubstantiation, comme quoi le Christ serait dans le pain et le vin comme le feu est au fer rouge, contrairement à la consubstantiation chrétienne, qui dit que le Christ est bien incarné dans le pain et le vin (le pain c’est l’hostie pendant la messe)… Enfin, z’avez pitète remarqué que je vous livre des spécificités historiennes, diantre ! Cette corvée terminée, je rentrai chez moi ; le soir j’allai à ma séance hebdomadaire de Ju-Jitsu. J'ai pris comme principe de ne pas manger avant d’y aller, car je ne me sens pas bien, pendant et après la séance. Je passe sur l’échauffement super difficile où j’ai cru ne jamais avoir assez de trois poumons pour respirer, puis les nouvelles techniques apprises avec Nolwenn, une de mes partenaires de ceinture blanche. A la fin de la séance, nous avons su qu’un collègue avait eu une petite fille (bienvenue dans le monde réel, petite Perrine) il n’y a pas longtemps, et il voulait payer son coup ! Il avait envoyé avec lui trois bouteilles de blanc fait-maison… Le barjot m’a fait boire 2 verres pleins, à jeun, je ne vous raconte pas mon état… Je me suis retrouvé à parler de graveur DVD dans les vestiaires de la salle omnisport de Pluguffan… Faible compensation : la prof de Ju-Jitsu avait emmené une galette des Rois… faite-maison. Ouin, je n’ai pas eu la fève. Après, un autre collègue m’a ramené chez moi en voiture, lui aussi avait bu « raisonnablement », et en chemin il m’a raconté comment il avait acquis son Chrysler Voyager pour 27000 Frcs… Enfin, j’avais été prévenu que le vin m’empêcherait de dormir. C’était vrai.
Mercredi : réveil moyen, heureusement pour moi j’ai pu dormir tout mon saoul car le (dernier) partiel se déroulait en milieu d’après-midi. Tout le monde s’attendait à un truc aisé pour le français ; elle a bien caché son jeu... C'était même pas facile du tout. Pourtant en cours je me débrouille bien… Va savoir. Tout de suite après, les emplois du temps du second semestre étaient placardés, et je dois dire que d’habitude je ne critique pas trop car j’arrive à m’en sortir, mais là, c’est vraiment la merde. Je vais à la Fac tous les jours pour 3 heures quotidiennes en moyenne, avec des horaires invraisemblables. J’en profite pour dire à Caro et Mumu que ce sera difficile d’aller manger avec vous à midi à l’IUT. A la rigueur je pourrais venir le vendredi, on verra bien. Enfin, ça, si vous voulez toujours de ma compagnie. En rentrant chez moi je passai avec ma mère voir mon chat chez le vétérinaire qui se trouvait en soins intensifs, avec perfusions et médocs à l’appui. Petit dysfonctionnement des reins. Malheureusement mon pauvre animal allait devoir rester deux jours de plus, car la situation semblait critique. Quand j’ai vu mon chat dans la cage chez le véto qui me regardait avec des yeux disant « s’il te plaît, je veux retourner à la maison », j’ai ressenti un poids lourd dans le cœur… Vous voyez, ce chat, c’est moi qui l’ai trouvé dans la haie de mon voisin il y a plus de quatre ans, abandonné à l’état de chaton. Je me suis attaché à lui (elle, parce qu’elle est femelle, mais un chat quel que soit son sexe reste un chat pour moi), bien qu’une inimitié se soit installée entre nous deux. Mon père est complètement gaga de lui, mon frère et ma mère modérément, mais moi il ne m’aime pas du tout, sauf quand vient l’heure de manger, là, il rapplique en vitesse ! Donc au final, on s’ignore mutuellement, mais je l’aime bien, au fond. Et le voir dans sa cage, mal en point, m’a porté un coup au moral pour la soirée. Enfin, le chat est revenu vendredi soir, tout est presque rentré dans l’ordre, parce que s’il rechute une troisième fois, ce sera la piqûre.
Jeudi : avec le moral au ras des chaussettes, j’ai passé une matinée maussade, puis, prenant le bus pour Quimper, j’attendai ma séance d’escalade. J’avais deux heures à poireauter avant le début, donc je me suis baladé sur le bord du Steir, découvrant une île accessible, des chemins pas trop fréquentés, profitant de la pluie pour me reposer mentalement, composant un poème… Arrivait l’heure de la séance où je notai quelques minimes progrès (bon sang, ce que je déteste monter en tête !). Au moins avec ce sport j’aurais pris du muscle, héhé… J’ai du mal avec certaines prises, mais à ce niveau mon problème est mental. Tout coince dans ma tête. Parce que sinon je ne me débrouille pas trop mal…
Vendredi : à 10h, rendez-vous chez la dentiste pour me faire enlever une partie de moi : une de mes dents de sagesse. « Quelle horreur ! » frémiront certains. Si vous faites allusion à l’opération, en effet, je confirme… Ce n’est pas un moment agréable à passer. Attention, âmes sensibles s’abstenir. En premier lieu, je recevai quelques picousses pour anesthésier la gencive au fond en bas à gauche. La langue était engourdie et lourde : « C’est bon, on peut y aller alors ! » me lance gaiement la dentiste. Elle racle la gencive qui restait au-dessus de la dent avec un ustensile ; je sentai simplement que l’outil qui provoquait des vibrations indolores sur la dent, et le bruit qui les accompagnait. Seul le sang qui coulait dans la gorge m’indiquait que c’était toujours en vie dans ce coin de ma mâchoire inférieure. L’aspirateur buccal faisait bien son travail… A partir de là, tout s’est accéléré. La dentiste a écarté la gencive sur le côté et a commencé à extraire la dent avec une pince. Elle s’est acharnée dessus en la faisant bouger de gauche à droite ; l'image qui s'approcherait le plus de l'action en cours serait celle-ci : quand un bouchon en liège est durement enfoncé dans le goulot, vous triturez ce bouchon dans tous les sens de plus en plus vite et fort jusqu’à ce que cette bondieuserie soit expulsée, laissant la précieuse liqueur remplir vos verres. Là, c’était la même chose, mais dans le fond de ma bouche. Où les choses se compliquent, c’est avec la racine elle-même. Celle-ci était affreusement longue (deux bons centimètres au bas mot) et de plus, légèrement courbée à son extrémité. La salive et le sang coulaient à flots tout en se mélangeant ; ne manquait que la sueur dégoulinant des tempes. J’ai bien cru que l’aspirateur allait être obstrué. A cet instant la dentiste s'empare fermement de la dent, la remonte en la faisant coulisser vers la gorge, car la racine avait cette orientation. Elle ne pouvait prendre le risque de me l’enlever directement car sinon elle m’arrachait un bon morceau de viande, et optionnellement je ne serai plus retourné chez elle. Pour avoir une meilleure prise et vue, elle laisse la dent à moitié sortie, tout en me demandant avec un gentil sourire : « Tu ne voudrais pas que je te laisse comme ça ? ». La dent sortie, je pus respirer et contempler la saloperie qui m’avait fait passer une nuit blanche de souffrance deux semaines plus tôt. Sérieusement, je n’avais jamais vu une racine aussi longue, l’extrémité ressemblait à s’y méprendre à un croc de boucher. L’Intolérable s’arrête ici pour les sensibles. Je fus passablement crispé pendant l’opération, pourtant globalement, c’était moins pénible que la première dent de sagesse qu’elle m’avait retirée. Deux sur trois dorénavant, et la troisième ne me cause pas de soucis, donc je ne m’en débarrasse pas. J’ajoute que la suite de ma journée s’est déroulée vaseusement, avec une impossibilité de manger, de boire frais, et avec un goût permanent de fer dans la bouche. Pas de cours, puisqu’il n’y en a pas pendant les partiels : en week-end depuis mercredi soir !
Samedi : réveil la tête dans le c.., prise de médocs, après-midi passable, mais soirée mémorable ! Rendez-vous sur le parking de la Fac à 18h pour ensuite aller à Saint Thoix pour la première véritable première soirée des historiens ! C’était vraiment énorme. Depuis l’Ile-Tudy l’été dernier je n’avais passé une soirée aussi trippante, même si la Nuit jaune et le Réveillon étaient formidables, ce samedi fut un très bon, excellent souvenir ! J’aurais tellement de choses à raconter que je passerai la nuit à la rédiger… J’embarquai Matthieu (Mateus Maximus pour moi, vu la stature du bonhomme !) et je suivai Clément, son phare arrière gauche cassé servant de guide (sur la voie express, car la nuit et la bruine empêchèrent grandement une bonne visibilité), avec Isabelle en chef de colonne et Caroline (une autre) qui suivait derrière moi. Après quelques péripéties sur les départementales (avec la jungle elliantaise, jamais vu de coin si paumé), la douzaine de voitures remplies d’historiens de différents niveaux débarquait à l’ULAMIR de St Thoix, et la fête pouvait ainsi débuter ! Les locaux étaient gigantesques, beaucoup de salles et de tables et de chaises (y’avait même un babyfoot !) et de chambres et de lits confortables. J’avais envoyé avec moi deux bouteilles de mélange perso (qui m’ont bien atteint, boudu !) que quelques personnes ont apprécié. Par contre le café-lambic de Ronan fut particulièrement repoussant. Rien que l’odeur me donnait des haut-le-cœur (je garde un mauvais souvenir de cette mixture car c’est elle à Bot Conan qui avait fait réagir promptement mon estomac pour la première fois après une ingurgitation de cette boisson éthérée). Je naviguai d’une personne à l’autre pendant la soirée, bavardant avec plein de monde de tout et n’importe quoi… Il y a eu cette rumeur lancée par ce scrogneugneu de Gael comme quoi Jean-Paul II était mort… Ça a fait le tour de la soirée pendant des heures, c’était assez surréaliste ! Je pourrais raconter d’autres trucs encore, mais je les garde pour moi. Si j’ai un sourire rien qu’à évoquer cette soirée dans ma tête, c’est qu’elle était vraiment exceptionnelle. Et ce fut le cas. Les liens se sont ressoudés entre historiens, et ça c’est la plus belle chose qui pouvait arriver.
Dimanche : réveil à 10h30~11h, et départ vers midi. J’ai bien dormi, malgré l’irruption des deuxième année dans ma chambre à 8h suivi de celle de Glen et Irin (que je calmais violemment mais rapidement. Je n’aime pas trop que l’on me réveille de façon abrupte). La journée se déroula tranquillement, je n’étais même pas fatigué. Je récupère assez vite de ce genre de soirées. Tant mieux. Le lendemain je repris sereinement les cours.
Une semaine assez atypique de 2004 je dirais ! Délirante, émouvante et surprenante. Si l’année se déroule aussi bien voire mieux que pendant la soirée de samedi, je vais grandement l’apprécier ! J’en redemande !
dimanche 11 janvier 2004
Aujourd’hui, ce n'est plus tout à fait le cas, c’est moi qui me retrouve dans la position de l’adulte (si j’ose dire), et bien que ça me désole, je comprends quelque part pourquoi ils n’en ont pas le temps. Il faut savoir se mettre des deux côtés pour émettre un avis.
L’imagination m’est vitale. Je carbure à l’imagination. Comme l'aurait suggéré Zola, regarder le monde avec trop de réalisme amène à la dépression. D’un autre côté, voir la vie avec une surabondance imaginative nuit à votre compréhension de la société. Les extrêmes sont irrémédiablement fatals.
Faute de pouvoir m’exprimer pleinement par la voie orale, je me suis lancé dans l’écriture. Pas un mauvais choix, si je regarde en arrière. On m’a toujours affirmé que je ne pourrais subvenir à mes besoins en m’appuyant uniquement sur l’écriture. C’est vrai, je n’ai jamais dit le contraire. Pourtant, comble de tout, je souhaite devenir professeur d’histoire-géographie : il n’y a pas mieux en matière de communication orale ! Et c’est une matière littéraire… La contradiction, ça me connaît j’ai l’impression.
L’imagination, c’est le pouvoir de créer et de défaire, le tout avec équilibre. L’imagination, c’est une balance où sur un plateau est déposée la façon dont votre esprit analyse votre correspondance avec l’extérieur, et sur l’autre plateau vos influences, votre vécu. Et l’important est de savoir jauger, peser, mesurer chaque partie pour la mettre en pratique.
mercredi 7 janvier 2004
Cela fait une semaine que l’année 2004 a démarré. Cette échelle numérique ne signifie rien pour moi. Mon avis est que si l’on doit prendre une date pour se repérer dans les âges, elle doit se situer au début de l’Histoire, quand les Sumériens ont inventé l’écriture, au milieu du IVème millénaire avant J.C., pour vous donner une idée de date par rapport à celle de la naissance approximative du gourou de la secte chrétienne. Donc, à mon humble avis, on serait en 5504 après l’écriture.
Personnellement, cette date me conviendrait parfaitement, je ne vois pas pourquoi par le simple fait que la culture chrétienne dominerait et se serait assimilée à nos esprits, je devrais subir cette calomnie. Autant prendre une année (approximative aussi) qui concerne l’avancée de l’Humanité dans sa globalité.
On pourrait remonter loin dans ce jeu, après tout. Pourquoi ne pas prendre une date quand l’homme a appris l’élevage et l’agriculture ? Ou bien quand il a commencé à maîtriser le feu ? Ou encore quand l’Homo sapiens sapiens (on se demande aujourd’hui si certaines personnalités internationales méritent cette qualification de très sage, comme l’énonce le nom de notre espèce. Enfin, là n’est pas la question.) s’est supplanté aux autres Homo ? Ou encore quand les primates ont quitté le berceau de l’humanité en Afrique ? (Donnez d’autres repères chronologiques si vous voulez, y’a moyen de rigoler !)
Non, sérieusement, c’est l’écriture plus qu’autre chose qui se démarque. C’est la frontière symbolique entre la Préhistoire et l’Histoire. C’est l’entrée de l’humanité dans la tradition écrite, surpassant peu à peu la tradition orale de mémoire. Sans cela vous ne pourriez me lire (salauds de Sumériens !). Sans cela nous ne pourrions communiquer par lettre ou par mail. Et ce n’est pas un mec comme J.C. qui oserait dire le contraire (vous connaissez le plus grand best-seller de tous les temps : la Bible). L’écriture est un puissant vecteur de toutes nos émotions, les plus affreuses comme les plus belles. Qu’est J.C. ? Un exutoire de sentiments ? Une poubelle à péchés ? Je pense qu’il aurait explosé par suralimentation de folies humaines depuis un paquet d’années. On jette nos passions en un homme qui a certes existé, je ne le nie pas, mais qui reste un homme. Je préfère partager mes passions avec tout le monde, qu’avec une personne seule, par pensée. Car l’écriture permet de délivrer nos passions. Ensuite, c’est à chacun de faire ce qu’il veut de ses passions. Je ne connais pas la proportion de personnes vouant une passion à J.C. (et s’ils la partagent, tant mieux pour celles-ci), mais je pense franchement que l’humanité ne doit pas se baser sur ce qu’un homme a fait, mais sur un événement qui a changé la mentalité des hommes en profondeur, et ce pour l’éternité. Peut-être avez-vous repéré une contradiction (possible) dans ma phrase précédente. J.C. est un non-événement dans l’Histoire. C’est même la plus grosse imposture de tous les temps, aussi puissamment qu’a pu l’être la Bible. Il a juste orienté les mentalités psychiques dans une direction, rien d’autre. Une trop forte et radicale orientation.
Et J.C. avec le christianisme n’est pas le seul exemple que l’on puisse donner. L’Islam avec Mahomet est basé sur le même principe, et n’a pas un parcours non moins sanglant que la chrétienté. Pour le judaïsme, c’est pareil, c’est un magnifique cas de stagnation culturelle de plus de 26 siècles, centré sur une idée de peuple élu par un être fictif. Toutes ces religions sont restées ancrer dans le passé, et ne se dégagent pas de ce bourbier dangereux. Il n’y a pas d’évolution mentale, on cadre la vie sur un livre (Ancien Testament, Evangiles, Coran…), or mettre en cage un esprit humain est un crime.
Une religion est toujours une secte à l’origine. Ce n’est que lorsqu’elle atteint une maîtrise totale sur les administrations et les populations qu’une secte atteint ce stade et grade de religion. Qui ne nous dit pas que la Scientologie ou les Témoins de Jéhovah supplanteront l’Islam ou le christianisme dans les prochaines années ? Tout empire est condamné à disparaître, même spirituelle.
Je respecte les pratiquants, sachez que je n’ai absolument aucune pensée négative vis-à-vis des personnes possédant une foi religieuse. C’est leur choix propre, ils font et vous faites ce que vous voulez. C’est uniquement mon avis que j’ai rédigé. Donc si par hasard, quelqu’un n’apprécie pas ce que j’ai marqué au-dessus, c’est qu’il n’est pas tolérant, qu’il ne considère pas chaque homme comme un être à part entière, et que c’est lui-même qu’il rejette. Il n’y a pas de personne existante qu’il y ait à mépriser plus activement.
Tout ça pour une histoire de date… Les guerres les plus atroces ont éclaté sur des détails aussi infimes.
Alors, qu’aura été 2003 pour moi ? En un mot : transition. Et en quelques lignes : lisez ce qui suit !
Hasard de ma naissance (en plein été), toutes les années scolaires j’ai l’âge requis, je garde le même âge. C’est-à-dire que pendant toute ma Terminale j’ai eu 19 ans. Or 2003 fut le passage à la vingtaine, ce qui est différent des nombreux amis qui ont eu 18 ans, la majorité civile. La vingtaine nous fait comprendre une chose : on devient vieux, donc plus mature dans sa tête. Je n’ai fait mon deuil de l’adolescence que cet été. J’ai changé de monde. 2003 fut vraiment l’année de tous les changements. C’est une année où j’ai raté autant que j’ai réussi. Et en cela, je suis globalement content de 2003. J’ai enfin commencé à m’affirmer, j’ai commencé à devenir moi-même, quelqu’un à part entière. Avant je vivais le plus souvent à l’ombre des autres, je n’avais pas un avis à proprement parler (je « suivais le mouvement »). Aujourd’hui, je suis mon propre mouvement.
J’ai eu tort de penser que tout ce que j’espérais allait m’arriver en une année. Je vois plus loin désormais. Mon horizon ne se limite plus aux chiffres comme 2004, 2018, 2056… Je vois un étalement sur plusieurs années, où de fantastiques et très mauvaises surprises me tomberont sur le nez (j’espère plus de belles surprises, quand même…). 2003 ne fut que la première étape, même si ce changement a commencé bien avant, au niveau de la rentrée scolaire de septembre 2001. C’est inimaginable les changements que j’ai subi depuis cette époque.
Ma deuxième étape a déjà commencé : la Fac d’histoire. Quand s’arrêtera-t-elle ? L’avenir seul me le dira.
Bilan 2003 :
La plus impressionnante année de ma vie, sous tous les plans.
Les + :
- mon permis de conduire
- la fin des années lycée (5 tout de même !)
- mon Bac
- j’étudie enfin ce que j’aime.
Les - :
- (grosse) carence au niveau affectif (c’est récurrent mais c'est plus pénible à supporter chaque année) avec quelques vents et dérapages.
- quelques tensions familiales (ça s’est calmé)
- fin d’une classe où malgré des passages à vide je me plaisais énormément, et dispersement de grands amis.
Conclusion :
Si 2004 équivaut à 2003, ce sera une sacrée année !
lundi 29 décembre 2003
J’attends que l’on soit en 2004 pour m’exprimer sur 2003. Il reste bien quelques jours que je sache ! Non mais… Et mon forfait internet redémarre aujourd’hui…
Ces temps-ci, j’ai du mal à réviser pour mes partiels. Je n’ai trouvé qu’une seule satisfaction dans le fait d’être en vacances : celle de pouvoir me lever à l’heure que je désire. Aux environs de 11h30, bande de curieux [je ne serai jamais du matin...]. Pour le reste… J’aime bien travailler, enfin, travailler dans ce que j’aime (donc l’histoire), et cela me manque en vacances ! Beaucoup même, oserais-je dire. J’aime l’école depuis tout petit, peut-être que si maintenant je veux devenir prof c’est pour garder toujours en vie une part de mon enfance… Il y a également l’envie de faire apprendre qui m’intéresse. Faire partager ses connaissances est lucratif.
Je ne crois pas vous avoir déjà parlé de la chouette qui hulule dans les bois près de chez moi. Dois-je ajouter que c’est en général la nuit, tard, quand je ne pense à rien dans mon lit ? Oui, ça doit être essentiel… Je ne me souviens plus quand je l’ai entendue la première fois, pourtant je devrais, ça m’avait tellement pris à la gorge d’entendre ce son venu du fond des bois. Et à chaque fois je m’endormais en tentant de capter le prochain cri… J’oubliais ensuite le lendemain ce qui m’était arrivé la veille au soir. Considérant le fait qu’en semaine j’étais à l’internat, je ne pouvais compter que sur les week-ends et les vacances pour entendre les hululements. Une nuit, elle s'est tellement approchée de ma fenêtre que cela en était tout bonnement fantastique. Ce n’est pas commun de jubiler seul dans son lit au cri d’un rapace nocturne… [C'est un souvenir que je chéris.] Pourquoi je vous en parle maintenant ? Simplement parce qu’avant-hier soir quelques potes et moi étions à la lisière du bois et nous l’avons entendu. Cela m’a profondément ému de la réentendre.
Par contre, le « chant » d’oiseau qui me révulse, c’est celui de la tourterelle (la pie et le corbeau faites gaffe, z’êtes pas loin derrière… Bande de jacasseurs). Le pire réveil que l’on puisse me faire c’est bien d’entendre un piaf de cette espèce perché dans un arbre au fond du jardin. Lui ne se gêne pas pour venir squatter. Une sale bête en puissance. En plus elle a un aspect répugnant… Chacun ses goûts. En tout cas une chouette possède un aspect un peu plus majestueux.
Le chaudron qui me sert de crâne est souvent en ébullition, c'est pourquoi j'éprouve quelques difficultés à m'endormir. Donc une nuit, pendant que ça mijotait, j’ai imaginé les différentes humeurs que je peux avoir et leur ai donné chacun un nom. Il y en a 7, la prononciation phonétique est transcrite juste après. Il faut savoir que certaines personnalités s’entrecroisent, et que les dégâts mentaux en résultant peuvent être conséquents. Il y a deux trucs qui ne vont pas dans la phonétique (je pense que vous vous en foutez, mais je le marque quand même !) : primo, j’ai utilisé un c, or le sigle est un bien un c, mais à l’envers ; ensuite, pour la phonétique d’Agneau, c’est la première barre du ŋ qui s’allonge, pas la deuxième… Attention, je préviens, c’est vraiment à prendre au vingtième degré !
° Yo-Hann ['jc'han] : la version japonaise de moi-même, se manifeste parfois. Se caractérise quand j’effectue des grimaces ou des postures façon manga, genre : plissement des yeux vers une personne qui vient de m’envoyer une vanne pas drôle ; ou encore quand je dis quelques mots en jap ! Arigatô ! Nom apprécié par Frédo et PY (ils adorent forcer sur le H, héhé, sans vouloir faire un mauvais jeu de mots).
° Yo ['jc] : version racaille, se manifeste très peu. Ressort en général lors d’une petite provocation amicale. Nom quelquefois utilisé (c’est le plus court et le plus simple à retenir…)
° Âne [αn] : version benêt, se manifeste parfois, c’est la suite logique de Yo. Quand après une bourde ou une connerie foireuse, je ne sais plus où me mettre. Nom jamais utilisé.
° Yohane ['jc'heΙn] : version anglaise de moi-même, se manifeste parfois. Quand je suis patient avec quelqu’un, je garde mon sang-froid, je garde le fameux flegme britannique ! A tendance à disparaître en compagnie de mon frère, ma mère, et d’autres personnes (pas pour les mêmes raisons, fort heureusement !). Surnom reçu lors de mon voyage… en Angleterre, en 4ème par le garçon de la famille qui nous hébergeait. D’ailleurs pour la petite histoire, ce bonhomme anglais s’appelait Simon, comme mon frère… C’était bien la peine de faire tous ces kilomètres !
° Yohann ['jcan] : version fourre-tout, se manifeste très souvent. La majorité des sentiments s’y retrouve : timidité, colère, froid, chaud, illogique, réfléchi, tête-en-l’air, vaseux, bout en train, silencieux, amical, musical, artiste, calme, attentif, amoureux, joyeux, heureux, triste, cafard, prompt, et encore pleins d’autres… Pas de haine, sauf pour quelques individus qui l’ont bien cherché. Ma partie préférée de moi avec Yoyo, car c’est la plus vraie et la plus sincère. Pas la peine de se leurrer. Nom le plus utilisé, et c’est un peu normal…
° Agneau [αŋo] : comme ce nom l’indique, version gentille et tranquille de moi-même. Se manifeste aussi souvent que possible, c’est-à-dire : je n’en sais fichtrement rien. Parfois un peu tristounet, n’aime pas trop être dérangé, mais cet état d’esprit reste relativement rare (du moins je ne le montre pas, ou aussi peu que possible). Nom inventé (ceux qui n’ont pas trouvé l’astuce lèvent la main) par moi et, pour l’instant, exclusivement utilisé par John et moi.
° Yoyo ['jcjc] : version « humoristique » de moi-même, se manifeste souvent, pour le malheur de certains. A tendance à ressurgir à toute vitesse avec « un coup dans le nez » (comme dirait ma mamm gozh), et alors un sourire malicieux apparaît et ne part plus (sauf coup dur dans la soirée), et gare ! Arrive à mettre une certaine bonne humeur que d’autres ont du mal à accepter (suivez mon regard… n’ai-je pas raison Sylvain ?). Nom largement utilisé (dont Yoyorigolo n’est qu’une rallonge) et généralement apprécié de la gente féminine… pour une raison qui m’échappe encore (je ne me suis pas particulièrement penché sur la question).
Voilà, je pense en avoir fait le tour… Vous avez donc un échantillon de ce que je peux penser quand je m’emmerde sous la couette.
Je ne sais pas si certains ont le courage ou le temps de tout lire jusqu’au bout, ou si d’autres zappent des passages… Je les comprends, j’écris beaucoup. Mais hier dans le dico j’ai trouvé une citation qui me va trop bien ! C’est l’intitulé ! [Nulla Dies Sine Linea : pas un jour sans une ligne]
En attendant, je vous souhaite à toutes et à tous une formidable et heureuse année 2004, qu’elle vous soit bénéfique en tout point !
Merci !
Yohann ©®™☺☼♥♫≈(2003-2009)
