I – Le mouvement des Temps
II – La quête
III – Air
IV – Arbre
V – Feu
VI – Lumière
VII – Sacré
VIII – Ténèbres
IX – Eau
X – Lune
XI – Terre
XII – L’écharde de métal
XIII – Le miroir de l’âme
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mercredi 25 juillet 2007
I – Le mouvement des Temps
Lors de la Nuit tombante,
Le crépuscule jouant le funambule
Sur les cordes libres du monde ;
A l'heure où tous les candélabres s’éteignent,
Les cors et les tambours remplacent
La musique entêtante des cœurs sagaces.
L’heure de payer par le sang,
Manie furibonde des Grands,
Instant charnel de la perte.
Jetant cartes sur table,
Lui-même balancier : le Chevalier.
Voyant les temps sombres s’avancer,
Le Serment ancestral est à respecter.
Le crépuscule jouant le funambule
Sur les cordes libres du monde ;
A l'heure où tous les candélabres s’éteignent,
Les cors et les tambours remplacent
La musique entêtante des cœurs sagaces.
L’heure de payer par le sang,
Manie furibonde des Grands,
Instant charnel de la perte.
Jetant cartes sur table,
Lui-même balancier : le Chevalier.
Voyant les temps sombres s’avancer,
Le Serment ancestral est à respecter.
II – La quête
Éparpillées sur la sphère de la conscience,
Autrefois fruits de la Pensée,
La vie statique croît sans cesse en elles.
Une à une regroupées, solides,
L’ensemble devient inestimable,
Libère de la nature brute,
Et fait jaillir subrepticement,
Oubliant l’opaque, le translucide épuré,
La Vérité de la Réalité.
Juger sans toutes les Pierres
Est une offense à l’égalitaire.
Le Chevalier est prévenu,
Le salut dépendra de sa vertu.
Autrefois fruits de la Pensée,
La vie statique croît sans cesse en elles.
Une à une regroupées, solides,
L’ensemble devient inestimable,
Libère de la nature brute,
Et fait jaillir subrepticement,
Oubliant l’opaque, le translucide épuré,
La Vérité de la Réalité.
Juger sans toutes les Pierres
Est une offense à l’égalitaire.
Le Chevalier est prévenu,
Le salut dépendra de sa vertu.
III – Air
Agréable effleurement sur le visage,
Invisible souffle de l’agonie,
Réitérant cette circulation à l’infini.
Vibration de l’être et de l’esprit :
Tu t’envoles sans bruit.
On te connaît caractériel :
Énervé, tu abuses du tonnerre ;
Émerveillé, c’est l’arc-en-ciel ;
Chagriné, une petite bruine passagère.
Des nuages ronds et moutonneux,
Témoins de ta légèreté,
Deviennent ô combien nombreux
Tant que tu n’es pas considéré.
Invisible souffle de l’agonie,
Réitérant cette circulation à l’infini.
Vibration de l’être et de l’esprit :
Tu t’envoles sans bruit.
On te connaît caractériel :
Énervé, tu abuses du tonnerre ;
Émerveillé, c’est l’arc-en-ciel ;
Chagriné, une petite bruine passagère.
Des nuages ronds et moutonneux,
Témoins de ta légèreté,
Deviennent ô combien nombreux
Tant que tu n’es pas considéré.
IV – Arbre
A chaque année s’accroissant,
Racines s’enfonçant dans le sol,
Bourgeonnant tous les printemps,
Rattrapé par l’automne
Et parfait dans son contentement.
Ton ascension perpétuelle vers le ciel
N’est récompensée que par la rosée.
La sève, espérance vivante des feuilles,
Flue de verte sensualité.
Car en vérité, c’est ton secret
Des choses et de la destinée,
A l’aide des fruits et des baies,
Que se cache ton immortalité.
Racines s’enfonçant dans le sol,
Bourgeonnant tous les printemps,
Rattrapé par l’automne
Et parfait dans son contentement.
Ton ascension perpétuelle vers le ciel
N’est récompensée que par la rosée.
La sève, espérance vivante des feuilles,
Flue de verte sensualité.
Car en vérité, c’est ton secret
Des choses et de la destinée,
A l’aide des fruits et des baies,
Que se cache ton immortalité.
V – Feu
Flammes léchant la voûte,
En même temps claires et foncées,
Union purificatrice et régénératrice.
Capricieux et insaisissable,
Amour et colère indissociables,
Pour le rouge de la passion.
Brûlant tout sur son chemin,
Prolongement igné des rayons solaires,
Foyer temporaire, incendie de guerre.
Pourtant, derrière tes ravages,
La nature flambante neuve ressurgira.
Tu embrases et tu consumes :
Sentir cette chaleur dans les veines…
En même temps claires et foncées,
Union purificatrice et régénératrice.
Capricieux et insaisissable,
Amour et colère indissociables,
Pour le rouge de la passion.
Brûlant tout sur son chemin,
Prolongement igné des rayons solaires,
Foyer temporaire, incendie de guerre.
Pourtant, derrière tes ravages,
La nature flambante neuve ressurgira.
Tu embrases et tu consumes :
Sentir cette chaleur dans les veines…
VI – Lumière
Lanterne de douce candeur,
Usage du matin qui ranime ta splendeur,
Manifestant ta volonté de charmer :
Innocence de ta bonté.
Édifiante dans ta munificence,
Redoutable dans ta clairvoyance,
Émerveillant les iris chatouillés
Par l’effervescence de ta blanche nature.
Concentrée au sein du Soleil,
Tu libères une kyrielle de joyaux
Muant ta rayonnante chevelure
En un simple et harmonieux halo
Jusqu’au soir de vermeil.
Usage du matin qui ranime ta splendeur,
Manifestant ta volonté de charmer :
Innocence de ta bonté.
Édifiante dans ta munificence,
Redoutable dans ta clairvoyance,
Émerveillant les iris chatouillés
Par l’effervescence de ta blanche nature.
Concentrée au sein du Soleil,
Tu libères une kyrielle de joyaux
Muant ta rayonnante chevelure
En un simple et harmonieux halo
Jusqu’au soir de vermeil.
VII – Sacré
Tourbillon et maelström des sens,
Pilier salubre des âmes,
Mélange impétueux et raisonné
De la saisonnalité des éléments.
Sans aucune nature clarifiée,
Ancre dans le flot des sentiments,
Cercle formant un carré,
Retour en soi et inversement,
En jouant avec subtilité.
L’absolu dans l’universalité,
Tu rassembles les opposés,
Et sous tes ailes, dans la sagesse,
Tu leur permets de se côtoyer.
Pilier salubre des âmes,
Mélange impétueux et raisonné
De la saisonnalité des éléments.
Sans aucune nature clarifiée,
Ancre dans le flot des sentiments,
Cercle formant un carré,
Retour en soi et inversement,
En jouant avec subtilité.
L’absolu dans l’universalité,
Tu rassembles les opposés,
Et sous tes ailes, dans la sagesse,
Tu leur permets de se côtoyer.
VIII – Ténèbres
Les exhalaisons chtoniennes
Tellement glauques et malsaines
Parfois entre elles se gênent,
Aigreur et rancœur, de là se souviennent.
Suffocantes dans leur noirceur,
Terribles d’aspect et d’attrait,
Enivrantes davantage que séduisantes,
Nocturnes et implacables,
En elles se forment les pires venins.
Battant trompeusement en retraite,
Revenant plus impitoyables à la charge,
Empoisonnant les espoirs et les amitiés,
S’abattant sur les cœurs, tombe l’obscurité.
Tellement glauques et malsaines
Parfois entre elles se gênent,
Aigreur et rancœur, de là se souviennent.
Suffocantes dans leur noirceur,
Terribles d’aspect et d’attrait,
Enivrantes davantage que séduisantes,
Nocturnes et implacables,
En elles se forment les pires venins.
Battant trompeusement en retraite,
Revenant plus impitoyables à la charge,
Empoisonnant les espoirs et les amitiés,
S’abattant sur les cœurs, tombe l’obscurité.
IX – Eau
Flocons moelleux sur les sommets
Se transforment en d’innombrables fontanili
Quand surviennent les jours printaniers
Faisant oublier le givrant hiver.
Se prélassant dans son lit,
Absente cruelle des cuisants déserts,
Traversant forêts et plaines,
L’aboutissement est le même : la mer.
Infinité liquide des origines,
Rebondissant avec allégresse sur les rochers,
Effaçant la souillure par vagues,
Ambiante nuée à l’odeur iodée,
Us et coutumes de ta pérennité.
Se transforment en d’innombrables fontanili
Quand surviennent les jours printaniers
Faisant oublier le givrant hiver.
Se prélassant dans son lit,
Absente cruelle des cuisants déserts,
Traversant forêts et plaines,
L’aboutissement est le même : la mer.
Infinité liquide des origines,
Rebondissant avec allégresse sur les rochers,
Effaçant la souillure par vagues,
Ambiante nuée à l’odeur iodée,
Us et coutumes de ta pérennité.
X – Lune
Face froide réfléchissant
Le flambeau éthéré des étoiles,
De l’empyrée au firmament,
Tu attires comme tu inspires.
Double faucille d’argent,
Inconsciente ou présente,
La rêveuse laisse filer le temps.
Immobile mais toujours en ronde,
Compagne de voyage si calme.
Lueur dans l’immensité,
Une fois vue n’est plus éclipsée.
Ni poison ni remède,
Éternelle source de la fécondité.
Le flambeau éthéré des étoiles,
De l’empyrée au firmament,
Tu attires comme tu inspires.
Double faucille d’argent,
Inconsciente ou présente,
La rêveuse laisse filer le temps.
Immobile mais toujours en ronde,
Compagne de voyage si calme.
Lueur dans l’immensité,
Une fois vue n’est plus éclipsée.
Ni poison ni remède,
Éternelle source de la fécondité.
XI – Terre
Des montagnes les plus hautes
Aux crevasses les plus profondes,
Modeste dans ton omniprésence.
L’humilité est ta valeur,
Brune est ta couleur,
Matrice tranquille dans sa fermeté.
De tes entrailles ressortent les sources,
Les métaux, les minerais : la fertilité.
Ton incommensurable force refoulée
Évolue par soubresauts et tremblements.
Retournant à la poussière,
Recevant à nouveau les germes
Et ainsi renaître dans la gaieté.
Aux crevasses les plus profondes,
Modeste dans ton omniprésence.
L’humilité est ta valeur,
Brune est ta couleur,
Matrice tranquille dans sa fermeté.
De tes entrailles ressortent les sources,
Les métaux, les minerais : la fertilité.
Ton incommensurable force refoulée
Évolue par soubresauts et tremblements.
Retournant à la poussière,
Recevant à nouveau les germes
Et ainsi renaître dans la gaieté.
XII – L’écharde de métal
Au foyer de la cité sylvestre,
Parallèle à l’Axe du monde,
Son éclat est masqué dans la roche.
La source suintant et se répandant
Nourrit l’Arbre protecteur,
Prévient la main non-désignée.
Pure connaissance et destruction de l’ignorance.
Libérée de son assujettissement minéral,
L’Épée scintille au clair
Sur le couperet de la balance.
Ineffable est son enseignement,
L’éloquence contre la rhétorique,
Elle possède deux tranchants.
Parallèle à l’Axe du monde,
Son éclat est masqué dans la roche.
La source suintant et se répandant
Nourrit l’Arbre protecteur,
Prévient la main non-désignée.
Pure connaissance et destruction de l’ignorance.
Libérée de son assujettissement minéral,
L’Épée scintille au clair
Sur le couperet de la balance.
Ineffable est son enseignement,
L’éloquence contre la rhétorique,
Elle possède deux tranchants.
XIII – Le miroir de l’âme
N’ayant pour seul reflet
Que le cours de ses pensées,
Lui, le Chevalier, devra décider
Au nom du monde et de sa destinée.
Un choix est lourd de conséquences,
De n’importe quelle taille et apparence,
Frôlant le courage ou la démence.
Se dérober ne sert à rien,
Sans le Mal, il n’existe pas de Bien,
Attendre, car tout vient à point.
Dès le commencement, il comprendra
Que le plus décisif des combats
Se livre au fin fond de soi.
Que le cours de ses pensées,
Lui, le Chevalier, devra décider
Au nom du monde et de sa destinée.
Un choix est lourd de conséquences,
De n’importe quelle taille et apparence,
Frôlant le courage ou la démence.
Se dérober ne sert à rien,
Sans le Mal, il n’existe pas de Bien,
Attendre, car tout vient à point.
Dès le commencement, il comprendra
Que le plus décisif des combats
Se livre au fin fond de soi.
dimanche 19 mars 2006
Almanach
Qu’est-ce à dire ? Je ne suis plus certain de rien.
Ecoute les os : certes stressants, absents tu ne tiens pas ;
Eprouve, en tremblant s’il le faut, mais reste silencieux ;
Expire lentement, et laisse filer une main dans tes cheveux.
Les gestes qui sauvent ne sont pas (forcément) ceux que l’on croit.
Pleure soudain avec effusions, cascade pure d’effusions ;
Souris à travers cette brume, le doigt chasse l’écume ;
Ris, son cristallin transperçant le chagrin. Efficace, non ?
Ce que tu ignores, concède-le. Ce que tu sais, découvre-le.
Vis dans le vent, balaye-toi au gré des courants : sois plume !
Frémis, sang froid, et cueille la rosée des grains de l’épi.
Meurs d’un rhume des soins, à bientôt le lendemain !
Tellement prévisible, si humain… que j’en suis serin.
Non, il n'y a pas de faute à soins et serin.
Ecoute les os : certes stressants, absents tu ne tiens pas ;
Eprouve, en tremblant s’il le faut, mais reste silencieux ;
Expire lentement, et laisse filer une main dans tes cheveux.
Les gestes qui sauvent ne sont pas (forcément) ceux que l’on croit.
Pleure soudain avec effusions, cascade pure d’effusions ;
Souris à travers cette brume, le doigt chasse l’écume ;
Ris, son cristallin transperçant le chagrin. Efficace, non ?
Ce que tu ignores, concède-le. Ce que tu sais, découvre-le.
Vis dans le vent, balaye-toi au gré des courants : sois plume !
Frémis, sang froid, et cueille la rosée des grains de l’épi.
Meurs d’un rhume des soins, à bientôt le lendemain !
Tellement prévisible, si humain… que j’en suis serin.
Non, il n'y a pas de faute à soins et serin.
mardi 14 mars 2006
Décrispation
Bourrasques cinglantes porteuses de pluies, la terre sanglote
A froides larmes avec moi : sans s’évertuer,
Les gouttes glissent dans les rigoles de mon visage.
Je reste inerte, creux, vide de sens, apathique ;
La mécanique est à l’arrêt, agonisante,
Et dans les dunes orangées je finis de m’allonger.
Le son originel, émettant du fond des âges,
Associé à une once de chaleur, soupir éclairé,
Réveillent la coquille de chair à cette seule condition :
Que l’étincelle foudroyante éclate la sphère candide
De l’oiseuse sagesse sanglotante, dormance pathétique.
Pas de répit dans le repli ; coulant sur la nuque,
Le souffle des mortes consciences n’en est pas moins vivace.
L’effort consiste à braver l’apitoiement nécrosique.
En me levant, la compréhension déchira le linceul,
Pellicule naturelle, dépôt des ans gagés :
La solitude est un chemin que l’on emprunte
Accompagné, sans illusions feintes face à nos craintes.
Ma décision est prise, mes yeux s’éteignent sine die.
Mes pensées s’accommodent à mesure que le temps passe,
Electrons libérés du tyran visionnaire, et l’idée
Que la réalité n’est qu’ineptie s’impose à moi.
Le soulagement inonde mon corps, j’en pleure tout seul,
Et tandis que mes autres sens s’affinent, une musique,
Ondoyante et souple, m’enserre le cœur sans méchanceté.
Tel quel je m’avance, en ayant tout à y gagner.
Je peux considérer ce poème comme la suite de De l'art d'être des jumelles. J'envisage d'en faire une troisième et dernière partie. J'y réfléchis.
Quant à l'afficher, alors là... Je n'en sais fichtrement rien ! Je pense que le premier était suffisant.
Y'a le bouillon qui va gicler, 'tention !
A froides larmes avec moi : sans s’évertuer,
Les gouttes glissent dans les rigoles de mon visage.
Je reste inerte, creux, vide de sens, apathique ;
La mécanique est à l’arrêt, agonisante,
Et dans les dunes orangées je finis de m’allonger.
Le son originel, émettant du fond des âges,
Associé à une once de chaleur, soupir éclairé,
Réveillent la coquille de chair à cette seule condition :
Que l’étincelle foudroyante éclate la sphère candide
De l’oiseuse sagesse sanglotante, dormance pathétique.
Pas de répit dans le repli ; coulant sur la nuque,
Le souffle des mortes consciences n’en est pas moins vivace.
L’effort consiste à braver l’apitoiement nécrosique.
En me levant, la compréhension déchira le linceul,
Pellicule naturelle, dépôt des ans gagés :
La solitude est un chemin que l’on emprunte
Accompagné, sans illusions feintes face à nos craintes.
Ma décision est prise, mes yeux s’éteignent sine die.
Mes pensées s’accommodent à mesure que le temps passe,
Electrons libérés du tyran visionnaire, et l’idée
Que la réalité n’est qu’ineptie s’impose à moi.
Le soulagement inonde mon corps, j’en pleure tout seul,
Et tandis que mes autres sens s’affinent, une musique,
Ondoyante et souple, m’enserre le cœur sans méchanceté.
Tel quel je m’avance, en ayant tout à y gagner.
Je peux considérer ce poème comme la suite de De l'art d'être des jumelles. J'envisage d'en faire une troisième et dernière partie. J'y réfléchis.
Quant à l'afficher, alors là... Je n'en sais fichtrement rien ! Je pense que le premier était suffisant.
Y'a le bouillon qui va gicler, 'tention !
mercredi 28 décembre 2005
De l’art d’être des jumelles
Blanc nénuphar, note d’eau, chavire les océans,
D’aucun ne coule, les flots seuls d’importance,
Guidé par le lumignon de l’espérance
A travers brumes, mers plates et autres ouragans.
Grève d’étoiles pour la nuit, une ne scintille pas :
Astre enchanteur, l’habituelle longue-vue ne suffit plus.
De la lucarne ouverte je réfléchis à cette lumière,
Et soudain, elle décroche de ce fantasque empyrée ;
Du pont, on admire cette courbe au tracé rêvé.
Sur la plage, assises, deux fées aux nizerés persans,
Je m’y avance, foulant le sable micacé, miroir brisé.
Massage sceptique des tempes : manquerais-je de sommeil ?
Mirage double des cieux : Vénus et sa pareille !
Que faire ? Pauvre Galilée ! Celle ayant la préférence
Travaille de la dentelle, respire d’un sourire franc ;
La seconde n’est pas en reste, les lèvres pincées néanmoins.
Gravité inexistante, devenue comble de l’attirance ;
Le ressac langoureux incite à se prononcer…
Main animée frôlant ce visage satiné au regard vert,
Terres brûlées, cœurs ravagés, infini de l’instant…
Evanouies. Les rafales hurlent dans le lointain,
Chassant les limbes, accueillant l’aurore qui point.
Las, un discours prêtant à rire sans discourir :
Face aux acquis de la pensée, semblant avoir la berlue,
Se prit le tapis de soie ; ainsi succomba
La raison, éteinte dans sa chute. Se relèvera ?
J’ai écrit ce poème pour une raison particulière, que je n’exposerai pas ici. J’espère en tout cas que l’effet voulu se produira… Je peux toujours rêver !
D’aucun ne coule, les flots seuls d’importance,
Guidé par le lumignon de l’espérance
A travers brumes, mers plates et autres ouragans.
Grève d’étoiles pour la nuit, une ne scintille pas :
Astre enchanteur, l’habituelle longue-vue ne suffit plus.
De la lucarne ouverte je réfléchis à cette lumière,
Et soudain, elle décroche de ce fantasque empyrée ;
Du pont, on admire cette courbe au tracé rêvé.
Sur la plage, assises, deux fées aux nizerés persans,
Je m’y avance, foulant le sable micacé, miroir brisé.
Massage sceptique des tempes : manquerais-je de sommeil ?
Mirage double des cieux : Vénus et sa pareille !
Que faire ? Pauvre Galilée ! Celle ayant la préférence
Travaille de la dentelle, respire d’un sourire franc ;
La seconde n’est pas en reste, les lèvres pincées néanmoins.
Gravité inexistante, devenue comble de l’attirance ;
Le ressac langoureux incite à se prononcer…
Main animée frôlant ce visage satiné au regard vert,
Terres brûlées, cœurs ravagés, infini de l’instant…
Evanouies. Les rafales hurlent dans le lointain,
Chassant les limbes, accueillant l’aurore qui point.
Las, un discours prêtant à rire sans discourir :
Face aux acquis de la pensée, semblant avoir la berlue,
Se prit le tapis de soie ; ainsi succomba
La raison, éteinte dans sa chute. Se relèvera ?
J’ai écrit ce poème pour une raison particulière, que je n’exposerai pas ici. J’espère en tout cas que l’effet voulu se produira… Je peux toujours rêver !
:o)
Màj : une faute s'était glissée au douzième vers. Il y a une nette différence entre septique et sceptique !
Màj : une faute s'était glissée au douzième vers. Il y a une nette différence entre septique et sceptique !
lundi 26 décembre 2005
Pépins et gras minets
Grisaillant en nous :
Raison, ouverture, espoir.
Auparavant mots fallacieux,
Immatériels pour les crapuleux,
Ne sont pas qu’une coquille vide.
Eradiquons ce penchant putride,
Dès maintenant, entrevoir…
Ô êtres humains, à vous.
Réagissons, et soyons.
Je comptais envoyer ce petit poème à un concours... En fait j'ai mal lu les exigences du règlement : on ne devait pas dépasser 300 signes (espaces et titre compris ; d'ailleurs c'est la seule chose que j'ai réussi à tenir), on devait mettre PEPIN dans le titre... pas du texte, mais celui du mail contenant le texte (!...), et enfin, le texte devait avoir un rapport avec la science-fiction...
Tant pis, ils ne l'auront pas ! :o)
Raison, ouverture, espoir.
Auparavant mots fallacieux,
Immatériels pour les crapuleux,
Ne sont pas qu’une coquille vide.
Eradiquons ce penchant putride,
Dès maintenant, entrevoir…
Ô êtres humains, à vous.
Réagissons, et soyons.
Je comptais envoyer ce petit poème à un concours... En fait j'ai mal lu les exigences du règlement : on ne devait pas dépasser 300 signes (espaces et titre compris ; d'ailleurs c'est la seule chose que j'ai réussi à tenir), on devait mettre PEPIN dans le titre... pas du texte, mais celui du mail contenant le texte (!...), et enfin, le texte devait avoir un rapport avec la science-fiction...
Tant pis, ils ne l'auront pas ! :o)
dimanche 9 octobre 2005
Cela prose-t-il un poème ?
Ressentir la pluie au fond de soi comme elle s’écrase sur mon toit.
Marcher jusqu’à la derrière goutte et arriver au pied de l’arc-en-ciel.
Paupières closes, laisser la lumière du cœur traverser le pont des soupirs.
Inhaler la bienvenue vivifiante de la flore, s’invitant à l’espoir collectif.
Pensée de la mémoire, souvenir des yeux, brouillard de larmes.
S’asseoir à l’ombre d’un doute, l’aube pointant le souci du doigt.
Mâcher fermement l’amande ; croquer le sel de l’amertume : impérissable !
Arpentant un chemin vallonné, rire à gorge déployée du précipice vertigineux.
Flânant à la vanille sur un oreiller en plumes, l’âme met les voiles.
S’évader des maux (propriété prosaïque) et se vider d’hélium.
Prêter l’oreille à ma muse, susurrant de sa voix cuivrée, au timbre piano.
Discerner l’épanouissante mosaïque, l’imago sémantique perdant son auréole.
Composer, composter ; vers qui tombe aspire à la feuille sa sève élaborée.
Ce poème-ci a été façonné selon le temps, c'est-à-dire que j'ai laissé venir à moi les termes qui s'imposeraient dans une phrase. Je précise que je l'ai débuté vers la fin juillet, et qu'il s'y est imposé une ligne directrice au fur et à mesure. Terminé aujourd'hui même.
Je dois dire que je suis assez voire très content de ce poème, chose rare.
:o)
J'espère en rédiger d'autres du même calibre. Mais ne me demandez pas quand ! Ce que je sais c'est que j'écrirais d'autres poèmes, pas forcément dans la même veine que celui du dessus, mais il y en aura d'autres.
Marcher jusqu’à la derrière goutte et arriver au pied de l’arc-en-ciel.
Paupières closes, laisser la lumière du cœur traverser le pont des soupirs.
Inhaler la bienvenue vivifiante de la flore, s’invitant à l’espoir collectif.
Pensée de la mémoire, souvenir des yeux, brouillard de larmes.
S’asseoir à l’ombre d’un doute, l’aube pointant le souci du doigt.
Mâcher fermement l’amande ; croquer le sel de l’amertume : impérissable !
Arpentant un chemin vallonné, rire à gorge déployée du précipice vertigineux.
Flânant à la vanille sur un oreiller en plumes, l’âme met les voiles.
S’évader des maux (propriété prosaïque) et se vider d’hélium.
Prêter l’oreille à ma muse, susurrant de sa voix cuivrée, au timbre piano.
Discerner l’épanouissante mosaïque, l’imago sémantique perdant son auréole.
Composer, composter ; vers qui tombe aspire à la feuille sa sève élaborée.
Ce poème-ci a été façonné selon le temps, c'est-à-dire que j'ai laissé venir à moi les termes qui s'imposeraient dans une phrase. Je précise que je l'ai débuté vers la fin juillet, et qu'il s'y est imposé une ligne directrice au fur et à mesure. Terminé aujourd'hui même.
Je dois dire que je suis assez voire très content de ce poème, chose rare.
:o)
J'espère en rédiger d'autres du même calibre. Mais ne me demandez pas quand ! Ce que je sais c'est que j'écrirais d'autres poèmes, pas forcément dans la même veine que celui du dessus, mais il y en aura d'autres.
mardi 19 juillet 2005
Danse frétillante
Une abeille admirait le soleil et la lune.
"Et d'eux, se disait-elle, on ne s'en lassait
Jamais trop, à les contempler." Mais l'astre nocturne,
Cas très particulier, se voyait rarement en plein jour.
"La lune ne semble apprécier votre essaim que modérément,
Fit sa cousine la luciole. Si c'est l'heure qui ne lui sied,
Demain dans la journée sera comblée cette lacune."
La nuit, toute abeille s'endort en l'absence de lumière.
La nôtre s'éveilla le matin l'esprit neuf et confiant.
Dès midi cela commença : le disque d'or était rogné
Par le couvercle de bronze. La clarté allant diminuant,
Doucement, la torpeur s'empara de la butineuse, et
Celle-ci maudit la luciole de ce tour très habile...
Depuis décembre dernier je n'avais pas composé de poème ?! Il me plaît celui-là, sans prétention. Sachez aussi qu'il est plus intrigant qu'il n'y paraît... :o)
"Et d'eux, se disait-elle, on ne s'en lassait
Jamais trop, à les contempler." Mais l'astre nocturne,
Cas très particulier, se voyait rarement en plein jour.
"La lune ne semble apprécier votre essaim que modérément,
Fit sa cousine la luciole. Si c'est l'heure qui ne lui sied,
Demain dans la journée sera comblée cette lacune."
La nuit, toute abeille s'endort en l'absence de lumière.
La nôtre s'éveilla le matin l'esprit neuf et confiant.
Dès midi cela commença : le disque d'or était rogné
Par le couvercle de bronze. La clarté allant diminuant,
Doucement, la torpeur s'empara de la butineuse, et
Celle-ci maudit la luciole de ce tour très habile...
Depuis décembre dernier je n'avais pas composé de poème ?! Il me plaît celui-là, sans prétention. Sachez aussi qu'il est plus intrigant qu'il n'y paraît... :o)
Oui, ce journal électronique recèle de textes qui sont malgré tout ma propriété. Si vous souhaitez en utiliser un, contactez-moi grâce à l'adresse suivante : sacred.fire.blogspot@gmail.com
Merci !
Yohann ©®™☺☼♥♫≈(2003-2009)
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