mercredi 26 avril 2006
_Surtout en vers. Je l’ai déjà fait pour quatre personnes : un poème dont l’identité de la personne est (trop) bien dissimulée, un autre pour deux filles identiques, un dernier que je n’ai pas diffusé et que je ne vous montrerai pas parce que je n’en ai pas envie (en plus je ne l’aime pas, ce qui n’arrange rien).
_Etrangement, les cibles sont toutes des filles. :o)
_Ma frustration se situe dans le fait que je ne saurai jamais ce qu’elles en auraient pensé. Si j’ai composé des tirades sur leurs personnes, c’est qu’elles m’ont inspiré (en bien ou en mal). Elles ont provoqué en moi une émotion créatrice qui a rejailli en tant que Verbe, Verbe ô combien limiteur de ma volonté à coucher sur le papier ce que je ressentais mais… tout de même présent et façonné.
_Vous allez me dire : « Qu’est-ce qui t’as empêché de le leur donner ? »
_Je réponds : l’absence d’envie. Et aussi : je n’ai pas de chance.
_Le premier je n’avais d’autre intention que de l’écrire, pas de le lui faire parvenir. Le second j’ai longtemps hésité, me suis résigné, avant qu’un énergumène ne l’affiche à ma place. Le troisième, je m’étais décidé, j’avais fait quelques repérages et choisi une date… Il fallait que le blocus commence ce jour-là. J’ai laissé tomber, car préoccupé ailleurs.
_« Jamais deux sans trois, et le quatre vient de lui-même. »
_Adage de merde. Cela ne se reproduira pas.
_Faisons une simulation : qu’auraient-elles pensé en lisant un poème sur leur personne ?
_« C’est romantique. »
_« C’est puéril. »
_« Autre chose à foutre que de m’occuper d’un pouët. »
_« Il ne sait vraiment pas s’y prendre avec les filles. »
_« Je vais porter plainte pour harcèlement moral. »
_« Hihihi ! »
_« Tiens, un échappé du XVIIe siècle. »
_« C’est touchant, mais je préfère Houellebecq. »
_« Comment dire ?… Aucune chance. »
_« C’est sympa un homme qui rêve. »
_« Y’a de sacrés allumés dans cette fac. »
_« Encore un fan… »
_« Ça fera du brouillon. »
_La liste serait longue, vous en convenez. Mais ce n’est pas ces critiques imaginatives qui m’empêcheront d’écrire, sur les filles notamment. Attention, ce que je ne ferais pas c’est rédiger un poème sur les filles en général. Cela m’est impossible dans la mesure où c’est sur une idée précise que me base, pas sur une généralité. Et puis j’ai déjà essayé, ça n’a pas marché, c’est peut-être pour ça…
_A ce sujet, et comme l’a dit Desproges (merci Nico !), je n’ai qu’une seule certitude : celle d’être dans le doute. Je n’en suis pas encore sorti…
^o^
mercredi 19 avril 2006
_Quand, vendredi dernier, je suis sorti de l’amphithéâtre, rien n’avait véritablement changé. J’ai du mal à m’y faire. Du mal à croire que c’est terminé. J’étais en plus dégoûté de n’avoir pas assisté au tout dernier cours de la carrière de Mr Paubert (on m’a trompé…), je me suis « consolé » du dernier cours de Mr Kerhervé à Quimper (avec tout le respect que j'ai pour le personnage, même si ce scrogneugneu a fait rire la salle avec deux remarques sur le dos de votre serviteur : fallait bien marquer le coup, si involontaire fut la manière dont j’intervins !). Pourtant, traînait dans l’air un parfum de fin de cycle assez coriace, différent de celui du lycée. Vivant et nostalgique à la fois.
_Quand je regarde en arrière (également avec ton aide, journal) ces trois années désormais révolues, j’aperçois énormément de joie, et quelques peines et regrets (qui, on le sait bien, ont tendance à prendre presque autant de place dans la mémoire que les bonnes choses, malgré leur petitesse). Le plus fantastique cadeau fut bien évidemment la formation de cette bande d’amis. Qu’elle puisse vivre éternellement ! Rayon souffrance, une bonne partie de la L2, où je n’avais jamais autant subi sur une quantité de plans.
_Difficilement acceptable de s’arrêter uniquement là-dessus, ce serait grossièrement réducteur. Il existe d’autres événements relatifs à la bonne humeur et à la déception, tristesse…
_L’épilogue de cette odyssée facultéenne… facultatrice… universitaire se déroulera pendant les partiels. Je n’aime pas dire ça, mais c’est la vision que j’en ai. Pour ma part, il est possible que je revienne à Quimper l’année prochaine en Lettres Modernes si je rate mes concours ! Je ferais tout pour éviter ce scénario. Mon but est quand même d’être instituteur, saperlipopette !
_Tout ça se jouera à pierre-papier-ciseaux, quoiqu’il arrive !
:oD
dimanche 12 mars 2006
Réveil à 6h30 : un samedi de fin de vacances, ça peut faire grommeler. Le temps de me secouer en m’invectivant sur le fait que la formation sera intéressante, je me lève. Le chat (arrivé la veille) zigzague entre mes jambes, rendant difficile ma marche traîne-savates du matin.
7h15 : j’ouvre la porte d’entrée. Il neige, et tout est recouvert. Le rendez-vous était fixé à 8h00 à la mairie de Gourlizon. Je n’avais encore jamais conduit sous ces conditions, autant commencer de suite !
Le panneau Gourlizon était quasiment recouvert par la neige ; merci la paléographie ! Si je ne l’avais pas vu, je me serais égaré, j’en suis certain. Arrivé dans le bourg, je tournais en rond, avant de procéder par logique : la mairie doit être à proximité de l’église… Rien. Je ressortais donc de derrière ce bâtiment décati (toute église est décatie, haha !) quand j’aperçus pour la première fois un passant : une centaine de mètres à ma gauche, silhouette sombre luttant vaillamment avec un parapluie. La décision fut vite prise, il fallait que je sache où se trouvait cette damnée mairie !
Je m’arrêtai à hauteur de la personne (une jeune femme) et le lui demandai. En résumé : « A côté du bâtiment à la façade jaune. » Bref, pas loin de l’église… Je m’y garai de nouveau derrière. Je sortais de la voiture et voyais la jeune femme s’avancer dans ma direction. Tandis qu’elle vérifiait quelque chose qui m’échappait, je la questionnai de nouveau, entre les rafales neigeuses :
« Vous savez où se trouve la boulangerie ? »
« Oui, j’y travaille ! »
Une rencontre qui tombe bien ! Je la suivis donc, et entrai dans la boulangerie. Une odeur de pâte froide pas déplaisante m’accueille.
« Je ne sais pas quoi choisir… » dis-je, devant l’étalage.
« Attendez. De toute façon il faut que je prenne de la monnaie. »
Elle s’en va dans l’arrière-boutique, revient puis décharge des pièces dans la caisse et me regarde en souriant. Moi de même.
« Je vais prendre les deux chaussons aux pommes, s’il vous plaît. »
Elle les emballe, puis s’active sur la caisse alors que je lui donne un billet de cinq €uros. Après de multiples manipulations sur une caisse enregistreuse récalcitrante, la somme due n’est que d’un €uro. Maintenant c’est moi qui éprouve des difficultés à ouvrir ce porte-monnaie !
« T’es à la Fac de Quimper ? »
Je suis surpris en lui tendant ma pièce.
« Oui. »
« Je l’ai vu au U sur ta carte étudiante. » Observatrice ! Il n’y a que ça de la carte qui dépasse de la poche de mon porte-feuille. « Je suis en deuxième année d’Histoire de l’Art. »
J’ai du mal à mettre mes idées en place face à cette seconde surprise.
J’enchaîne à brûle-pourpoint : « Tu étais en cours de paléo ? »
« Non-non, ça c’est en troisième année… Pour ce qu’on a comme heure de cours, de toute manière… »
« Ah oui mince… Tu étais en cours avec Descat alors ? »
C’était bien ça évidemment. Nous discutâmes du partiel commun, qu’elle ait pu avoir sa note, du pourquoi j’avais rendez-vous à la mairie et l’obligation (nouvelle) d’être en possession de l’AFPS (Attestation de Formation aux Premiers Secours) avant d’entrer en Professorat des Ecoles…
Elle se rappelle soudain qu’elle doit se vêtir de son tablier avant que son employeur débarque et lui gueule dessus (sic). Pendant qu’elle file dans l’arrière-boutique je jette un coup d’œil à ma montre. M…e ! A regret je lance :
« Bon, il faut que j’y aille ! » (D’accord, ce n’est pas très original.)
Elle me souhaita bonne chance, entre autres, la remerciai puis je sortai.
Une rencontre fortuite comme je les aime ! :-) Seule ombre au tableau : ne pas avoir demandé son prénom…
dimanche 3 avril 2005
A peine ma lampe allumée que celle-ci clignote et explose avec un bruit de pétard mouillé et une petite gerbe d’étincelles.
C’est ce que je pensais qui allait arriver… qui est arrivé (c’est mal tourné, mais je m’en fouts !) à la soirée à laquelle j’étais invité hier. Soient elles étaient nunuches à souhait, soient elles n’étaient d’un intérêt limité, soient elles étaient prises. Mes mots vous sembleront sévères, mais ce fut la triste réalité. Et j’ai à peine fait marcher mon exigence personnelle, car elles se sont révélées d’elles-mêmes, les pauvres filles… Il y en avait bien une, mais comme par hasard elle s’est "attraper" assez rapidement. Oui, malheureusement, une soirée à vite oublier de ce côté-là.
Pour rattraper ça, il ne me reste que deux occasions vraiment "franches", et qui ont lieu le même jour. D’une je vais au restaurant avec les groupes du Taïso et du Ju-Jitsu en première partie de soirée (et si cela se présente bien, pourquoi ne pas enchaîner par un p’tit bowling ?) puis pour le reste de la nuit un anniversaire multiple dont – je n’en reviens pas – la number one de mon top five du classement féminin de la faculté de Quimper sera présente. Là-dessus je ne me fais peu voire pas du tout d’illusions quant aux chances d’abordage que j’aurais alors en ma possession...
"Faut pas dire ça, y’a toujours une chance !" me rassurait le Dom Juan de la classe dans le courant de la semaine. Attitude dubitative de ma part pour réponse. Se rend-il compte de l’inaccessibilité de la personne ? Au niveau physique, c’est carrément le jour et la nuit ! Goddam ! Surtout qu’il y a un individu de sa promo dans son sillage. Non, aucune chance ! J’espère ne pas avoir de mauvaises surprises ce soir-là comme j’ai pu en avoir hier. Le seul fait marquant dont je me souviendrais est d’avoir englouti cinq côtes de porc d’affilée ! Damned !
Et ces foutus partiels qui arrivent à grandes enjambées. Je les perçois sous de meilleures auspices qu’il y a deux-trois semaines, où je ne donnais pas cher de ma peau pour ce second semestre. Pas moins de 4 partiels pour cette douzième et dernière semaine de "cours", dont un de 4 heures le samedi matin… Y’a un semblant d’abus dans cette administration mal guindée. Leur politique générale me dégoûte, sans parler de leur communication erratique voire inexistante, doublée de l’immense mauvaise foi du chef marmiton du Pôle (celui qui a répondu de manière précipitée et désordonnée à notre pétition mais, chut ! ne citons pas de nom…).
Je me demande pourquoi, mais j'ai une furieuse envie de me remettre à Final Fantasy VII, comme au bon vieux temps. C'est du reste semblable à tout grand moment que l'on souhaite retrouver. Et c'est vrai que je n'ai pas que ça à faire...
jeudi 9 décembre 2004
Je rappelle ce que l'on a fait pendant ce semestre : l'élaboration d'un mini-site en réseau local. Le mien porte sur Alexandre le Grand, le plus grand conquérant de l'Antiquité.
Sans fausse modestie, je pense avoir atteint l'objectif. J'ai pu le finir à temps et je suis content de mon résultat. Mais comme à chaque fois que je pense avoir réussi quelque chose, ça ne marche pas autant que je le voudrais... Et puis j'ai aussi les boules !! Bon sang ! Cela n'empêche d'avoir une appréhension, ce sont les partiels, n'oublions pas...
Là je vois le prof qui a commencé son tour d'inspection. Petit à petit il se rapprochera et...
D'après les collègues historiens de l'heure précédente, il noterait assez facilement, mais comme toujours, autant rester prudent et se méfier.
Voilà, voilà...
Arf.
J'ai le coeur qui bat la chamade
Car les partiels : c'n'est pas d'la rigolade !
Je pense avoir tout vérifié,
Mais arrive une coupure de courant
Et tout est à recommencer !
A tout à l'heure, peut-être !
jeudi 26 août 2004
Je m'étais garé derrière les amphithéâtres pour être proche de l'entrée. Entrant dans le bâtiment, je marchais en direction de la photocopieuse quand je remarquais une file d'attente exclusivement composée de damoiselles (yeah), devant l'entrée des amphis. Mon périple m'amenait donc à traverser cette barrière d'Amazones, vêtu d'un jean délavé, de Pumas délabrées, d'une chemise déboutonnée. Elles m'ont toutes, je dis bien toutes (y'en avait une demi-douzaine au bas mot) regardé arriver tranquillement. Je leur rendais leur regard à toutes, j'ai bien dit toutes, dans les yeux, un tantinet interloqué (bien que je ne le montrais pas). M'approchant de plus en plus de ce groupe séduisant, leurs yeux devenant ronds comme des soucoupes (et je n'exagère pas en plus...), je leur lançais un "Bonjour !" plein d'entrain, qu'elles me renvoyaient presque toutes, avec un léger ton surpris et défaillant.
Je traversais la rivière non sans difficultés (passer à travers la file d'attente était tout de même de haute voltige), et m'éloignait de la zone sismique, en me disant à moi-même :
Cette année promet !
samedi 8 mai 2004
samedi 1 mai 2004
Je n’arrive toujours pas à croire que ma première année de Fac s’est achevée vendredi dernier, par une heure et demie d’anglais (à mourir d’ennui). Un 30 avril ! C’est très tôt je trouve ! Surtout qu’ils ne nous donnent aucune semaine de révision. Lundi ce sera 6h de partiels avec Histoire Contemporaine le matin et Historiographie l’après-midi [en trois ans, on apprend à ne plus s'étonner de telles dérives administratives].
Bon ! Que puis-je rajouter d’autre ? L’été approche à grands pas, avec le travail en intérim en vue, Kill Bill Volume II sort bientôt et j’irais le voir avec mon frère (qui a apprécié le Volume I, incroyable), le DVD version cinéma du Retour du Roi sort normalement fin mai ~ début juin, l’Euro 2004 arrive lui aussi…
Mais cela n’est que pacotille et superflu par rapport à ce que je vais perdre pendant un temps. C’est-à-dire jusqu’à la rentrée prochaine de septembre. Encore faut-il que je passe en deuxième année. Encore faut-il que je reste en première année.
A quoi fais-je donc allusion ? La formidable ambiance du groupe qui s’est constituée au fil du temps. Pas envie de la quitter… Mes formidables vannes pourries et bides à répétition, Gael et les zieutages permanents sur le flot féminin continu de la BU, les séances d’escalade avec Pascal, les embrassades redoutées et passionnées d’Isabelle (t’inquiètes, elles sont appréciées intérieurement, même si j’ai un semblant de rejet extérieur !) , les fous rires incompréhensibles et irrépressibles de Manon, les critiques et paroles doucement acerbes et acides de Glen, Julie et sa bonhomie inébranlable (Mais que vois-je dans la plaine ??), Irin et sa touffe blonde repérable à des kilomètres, Antoine et ses tentatives de garder son sérieux (et qui va passer dans le camp des ennemis intimes des historiens : les géographes... Agrôôô...), Svetlana et son inépuisable garde-robe excentrique (à mes yeux), Ronan et sa dépendance désastreuse au thé (personnellement je préfère le bon vieux chocolat Van Houten !), Vincent et sa vie aux mœurs sans contraintes, Stéphanie et ses manières urbaines et parisiennes (elle s’adapte petit à petit, on note les progrès !), et enfin le géant Matthieu et ses remarques parfois (un peu trop) fines et décalées…
Nous sommes treize ; un bon chiffre, quoi qu’en disent certains.
Ils m’ont tous apportés quelque chose, petit ou grand, matériellement et/ou spirituellement. Merci. Je me demande si moi, à mon tour, j’ai pu les aider à un moment ou à un autre. Je n’ai pas le droit de les abandonner maintenant. Ma route avec eux n’est pas terminée. Ce que j’ai énoncé sont les « principaux ». S’il fallait tous les énoncer… Il y a Yann, Jean-Marie, Christophe, Arnaud, Hervé (malgré lui : Bernard l’Ermite/l’Hermite, Alone in the Dark), Sébastien (ses exposés mémorables), Paubert (le Maître Bien-Aimé), Brunet (ses blagues bien pensées), De Mathan (…), Breton (merci pour le 1/20 en CM d’Espaces et Sociétés…), Tonton Jack et ses interventions remarquées en amphithéâtre au premier semestre (je me souviens encore quand il avait répondu à la question de Paubert sur le nom du comte habitant en Transylvanie, sa voix grave et traînante de motard montant des profondeurs de l’amphi : « Drèculè… » -> cultissimo-mythique).
Maintenant, il me faut passer en deuxième année. Et les autres aussi ! Pour eux, pas de soucis. Pour moi, hum… Je ne fais plus de calculs, car cela m’a été fatal au Bac. Je vais me retrouver aux oraux que ça ne m’étonnerait pas… Je ferai mon possible.
dimanche 7 mars 2004
Ma vie aura une fin. Je ne sais pas quand, je m'en fous. Je n'ai plus de volonté pour écrire dans ce journal, pas assez de volonté pour vous faire partager la bataille acharnée de boules de neige que j'ai vécu la semaine dernière, pas assez de volonté pour raconter le week-end dernier chez Gael mon pote historien et toutes les mini-aventures que j'ai pu vivre...
De la cendre sur mes tomates !
Katell hésite.
(S)He galops away...
Je veux revoir les montagnes ; les montagnes Gandalf !
Vous... ne passerez... pas !
Je vais faire une capuche avec ton prépuce.
Pas assez de volonté pour dire à quel point je suis surpris de la formation de l'incroyable bande d'amis qui s'est créée dans le groupe n°1 de la 1ère année DEUG Histoire, année scolaire 2003-2004, chose que je n'aurais jamais eu l'idée le jour de la rentrée scolaire de septembre dernier. Pas assez de volonté, tout simplement.
Je n'ai plus envie d'écrire quoi que ce soit ici. Je pense que cet outil a rendu son office. Désormais ce qui m'arrivera je le garderai pour moi. Cela me donne quelques avantages : primo je me sentirai débarrassé d'un poids grandissant, secundo j'écrirai plus et travaillerai plus sur mon livre, tercio je n'aurai plus à me répéter et à me retrouver à ne plus pouvoir raconter une anecdote nouvelle.
Je terminerai donc par un au-revoir, à défaut d'un adieu. Peut-être écrirai-je quelque chose pour le premier anniversaire de mon journal sur internet.
Lino Ventura, Les Tontons Flingueurs : « Patricia mon petit, je voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier, l'homme de la pampa parfois rude reste toujours courtois, mais la vérité m'oblige à te l'dire : ton Antoine commence à me les briser menu !! »
De moi : « Si l'on regardait chaque personne de la population mondiale dans les yeux, n'y aurait-il qu'un seul coup de foudre ? »
La citation de la fin, dans Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain : « Les temps sont durs pour les rêveurs... »
dimanche 1 février 2004
Cela fait un moment que je n’ai pas rédigé quelque chose pour mon journal ! J’en suis désolé (pour ceux que ça peine de ne pas lire de mes nouvelles ! Pas grand monde !).
On a été obligé de piquer mon chat. Mon père en a été très affecté. C’est triste, mais la vie continue. Pauvre bête, elle me manquera beaucoup.
Je suis débordé par mes cours, englué dans mes obligations littéraires… En effet, j’ai cinq exposés (2 commentaires de texte + 3 exposés, en réalité), et les dates sont relativement proches pour chacun d’eux. J’en ai même deux le même jour ! Enfin passons… Il faut que je bosse, ce qui ne me laisse pas tellement de temps libre. Heureusement la semaine de vacances arrivera à point nommé pour souffler.
Je disais également que j’étais coincé par mes obligations littéraires. En ce moment je suis en pleine inspiration poétique, je m’étonne moi-même que ces poèmes viennent de moi. Ceux-là je les garde pour moi, ils serviront plus tard dans mon livre. Ce serait bête de ne pas continuer sur ma lancée… Si vous voulez, vous pouvez lire celui-là, écrit pendant une heure tardive et cafardeuse.
Electron libre
Y a-t-il esprit plus tourmenté
Ou en amour ou amitié ?
Honnête envers ses lignes de conduite de vie,
Adroit du Verbe et de l’Ecriture,
Nonchalamment ses plaisanteries sont dures,
Non moins drôles tous les sens étant compris…
[J'ai honte de ce « poème »... Je ne l'aime pas du tout.] Je suis également en plein marasme spirituel, tout me passe par-dessus la tête. Je reste indifférent à mon environnement, un peu absent, je sors des blagues bas de gamme [enfin, pire que de coutume], suis fatigué, suis maussade, suis malade… Je laisse certaines choses de côté pour me concentrer sur d’autres. Par exemple, ma vie sentimentale je la mets entre parenthèses (parce que marre), ou encore la télé (pas que ça à foutre, en plus comme ma vie sentimentale elle ne sert pas à grand-chose, alors autant la ranger dans un placard et la sortir plus tard).
Voilà. Vive la vie en gris.
mardi 20 janvier 2004
Là je vais raconter en gros ce qui s’est passé la semaine dernière, où différentes émotions se sont entremêlées.
Lundi : rien de particulier… Sauf le fait que je n’avais ni cours ni partiel. Donc, seule journée de paix dans la semaine.
Mardi : dès 8h, partiel d’Histoire Moderne. Petite dissertation de deux heures sur les idées de Martin Luther, fondateur du mouvement protestant, et non pas le prêtre noir américain ! D’ailleurs c’était hier (19 janvier) que le jour férié était consacré à Martin Luther King, homme de grande cause. Hasard des dates, hasard des noms. Bref, jusqu’à 10h, j’énonçais la transsubstantiation, comme quoi le Christ serait dans le pain et le vin comme le feu est au fer rouge, contrairement à la consubstantiation chrétienne, qui dit que le Christ est bien incarné dans le pain et le vin (le pain c’est l’hostie pendant la messe)… Enfin, z’avez pitète remarqué que je vous livre des spécificités historiennes, diantre ! Cette corvée terminée, je rentrai chez moi ; le soir j’allai à ma séance hebdomadaire de Ju-Jitsu. J'ai pris comme principe de ne pas manger avant d’y aller, car je ne me sens pas bien, pendant et après la séance. Je passe sur l’échauffement super difficile où j’ai cru ne jamais avoir assez de trois poumons pour respirer, puis les nouvelles techniques apprises avec Nolwenn, une de mes partenaires de ceinture blanche. A la fin de la séance, nous avons su qu’un collègue avait eu une petite fille (bienvenue dans le monde réel, petite Perrine) il n’y a pas longtemps, et il voulait payer son coup ! Il avait envoyé avec lui trois bouteilles de blanc fait-maison… Le barjot m’a fait boire 2 verres pleins, à jeun, je ne vous raconte pas mon état… Je me suis retrouvé à parler de graveur DVD dans les vestiaires de la salle omnisport de Pluguffan… Faible compensation : la prof de Ju-Jitsu avait emmené une galette des Rois… faite-maison. Ouin, je n’ai pas eu la fève. Après, un autre collègue m’a ramené chez moi en voiture, lui aussi avait bu « raisonnablement », et en chemin il m’a raconté comment il avait acquis son Chrysler Voyager pour 27000 Frcs… Enfin, j’avais été prévenu que le vin m’empêcherait de dormir. C’était vrai.
Mercredi : réveil moyen, heureusement pour moi j’ai pu dormir tout mon saoul car le (dernier) partiel se déroulait en milieu d’après-midi. Tout le monde s’attendait à un truc aisé pour le français ; elle a bien caché son jeu... C'était même pas facile du tout. Pourtant en cours je me débrouille bien… Va savoir. Tout de suite après, les emplois du temps du second semestre étaient placardés, et je dois dire que d’habitude je ne critique pas trop car j’arrive à m’en sortir, mais là, c’est vraiment la merde. Je vais à la Fac tous les jours pour 3 heures quotidiennes en moyenne, avec des horaires invraisemblables. J’en profite pour dire à Caro et Mumu que ce sera difficile d’aller manger avec vous à midi à l’IUT. A la rigueur je pourrais venir le vendredi, on verra bien. Enfin, ça, si vous voulez toujours de ma compagnie. En rentrant chez moi je passai avec ma mère voir mon chat chez le vétérinaire qui se trouvait en soins intensifs, avec perfusions et médocs à l’appui. Petit dysfonctionnement des reins. Malheureusement mon pauvre animal allait devoir rester deux jours de plus, car la situation semblait critique. Quand j’ai vu mon chat dans la cage chez le véto qui me regardait avec des yeux disant « s’il te plaît, je veux retourner à la maison », j’ai ressenti un poids lourd dans le cœur… Vous voyez, ce chat, c’est moi qui l’ai trouvé dans la haie de mon voisin il y a plus de quatre ans, abandonné à l’état de chaton. Je me suis attaché à lui (elle, parce qu’elle est femelle, mais un chat quel que soit son sexe reste un chat pour moi), bien qu’une inimitié se soit installée entre nous deux. Mon père est complètement gaga de lui, mon frère et ma mère modérément, mais moi il ne m’aime pas du tout, sauf quand vient l’heure de manger, là, il rapplique en vitesse ! Donc au final, on s’ignore mutuellement, mais je l’aime bien, au fond. Et le voir dans sa cage, mal en point, m’a porté un coup au moral pour la soirée. Enfin, le chat est revenu vendredi soir, tout est presque rentré dans l’ordre, parce que s’il rechute une troisième fois, ce sera la piqûre.
Jeudi : avec le moral au ras des chaussettes, j’ai passé une matinée maussade, puis, prenant le bus pour Quimper, j’attendai ma séance d’escalade. J’avais deux heures à poireauter avant le début, donc je me suis baladé sur le bord du Steir, découvrant une île accessible, des chemins pas trop fréquentés, profitant de la pluie pour me reposer mentalement, composant un poème… Arrivait l’heure de la séance où je notai quelques minimes progrès (bon sang, ce que je déteste monter en tête !). Au moins avec ce sport j’aurais pris du muscle, héhé… J’ai du mal avec certaines prises, mais à ce niveau mon problème est mental. Tout coince dans ma tête. Parce que sinon je ne me débrouille pas trop mal…
Vendredi : à 10h, rendez-vous chez la dentiste pour me faire enlever une partie de moi : une de mes dents de sagesse. « Quelle horreur ! » frémiront certains. Si vous faites allusion à l’opération, en effet, je confirme… Ce n’est pas un moment agréable à passer. Attention, âmes sensibles s’abstenir. En premier lieu, je recevai quelques picousses pour anesthésier la gencive au fond en bas à gauche. La langue était engourdie et lourde : « C’est bon, on peut y aller alors ! » me lance gaiement la dentiste. Elle racle la gencive qui restait au-dessus de la dent avec un ustensile ; je sentai simplement que l’outil qui provoquait des vibrations indolores sur la dent, et le bruit qui les accompagnait. Seul le sang qui coulait dans la gorge m’indiquait que c’était toujours en vie dans ce coin de ma mâchoire inférieure. L’aspirateur buccal faisait bien son travail… A partir de là, tout s’est accéléré. La dentiste a écarté la gencive sur le côté et a commencé à extraire la dent avec une pince. Elle s’est acharnée dessus en la faisant bouger de gauche à droite ; l'image qui s'approcherait le plus de l'action en cours serait celle-ci : quand un bouchon en liège est durement enfoncé dans le goulot, vous triturez ce bouchon dans tous les sens de plus en plus vite et fort jusqu’à ce que cette bondieuserie soit expulsée, laissant la précieuse liqueur remplir vos verres. Là, c’était la même chose, mais dans le fond de ma bouche. Où les choses se compliquent, c’est avec la racine elle-même. Celle-ci était affreusement longue (deux bons centimètres au bas mot) et de plus, légèrement courbée à son extrémité. La salive et le sang coulaient à flots tout en se mélangeant ; ne manquait que la sueur dégoulinant des tempes. J’ai bien cru que l’aspirateur allait être obstrué. A cet instant la dentiste s'empare fermement de la dent, la remonte en la faisant coulisser vers la gorge, car la racine avait cette orientation. Elle ne pouvait prendre le risque de me l’enlever directement car sinon elle m’arrachait un bon morceau de viande, et optionnellement je ne serai plus retourné chez elle. Pour avoir une meilleure prise et vue, elle laisse la dent à moitié sortie, tout en me demandant avec un gentil sourire : « Tu ne voudrais pas que je te laisse comme ça ? ». La dent sortie, je pus respirer et contempler la saloperie qui m’avait fait passer une nuit blanche de souffrance deux semaines plus tôt. Sérieusement, je n’avais jamais vu une racine aussi longue, l’extrémité ressemblait à s’y méprendre à un croc de boucher. L’Intolérable s’arrête ici pour les sensibles. Je fus passablement crispé pendant l’opération, pourtant globalement, c’était moins pénible que la première dent de sagesse qu’elle m’avait retirée. Deux sur trois dorénavant, et la troisième ne me cause pas de soucis, donc je ne m’en débarrasse pas. J’ajoute que la suite de ma journée s’est déroulée vaseusement, avec une impossibilité de manger, de boire frais, et avec un goût permanent de fer dans la bouche. Pas de cours, puisqu’il n’y en a pas pendant les partiels : en week-end depuis mercredi soir !
Samedi : réveil la tête dans le c.., prise de médocs, après-midi passable, mais soirée mémorable ! Rendez-vous sur le parking de la Fac à 18h pour ensuite aller à Saint Thoix pour la première véritable première soirée des historiens ! C’était vraiment énorme. Depuis l’Ile-Tudy l’été dernier je n’avais passé une soirée aussi trippante, même si la Nuit jaune et le Réveillon étaient formidables, ce samedi fut un très bon, excellent souvenir ! J’aurais tellement de choses à raconter que je passerai la nuit à la rédiger… J’embarquai Matthieu (Mateus Maximus pour moi, vu la stature du bonhomme !) et je suivai Clément, son phare arrière gauche cassé servant de guide (sur la voie express, car la nuit et la bruine empêchèrent grandement une bonne visibilité), avec Isabelle en chef de colonne et Caroline (une autre) qui suivait derrière moi. Après quelques péripéties sur les départementales (avec la jungle elliantaise, jamais vu de coin si paumé), la douzaine de voitures remplies d’historiens de différents niveaux débarquait à l’ULAMIR de St Thoix, et la fête pouvait ainsi débuter ! Les locaux étaient gigantesques, beaucoup de salles et de tables et de chaises (y’avait même un babyfoot !) et de chambres et de lits confortables. J’avais envoyé avec moi deux bouteilles de mélange perso (qui m’ont bien atteint, boudu !) que quelques personnes ont apprécié. Par contre le café-lambic de Ronan fut particulièrement repoussant. Rien que l’odeur me donnait des haut-le-cœur (je garde un mauvais souvenir de cette mixture car c’est elle à Bot Conan qui avait fait réagir promptement mon estomac pour la première fois après une ingurgitation de cette boisson éthérée). Je naviguai d’une personne à l’autre pendant la soirée, bavardant avec plein de monde de tout et n’importe quoi… Il y a eu cette rumeur lancée par ce scrogneugneu de Gael comme quoi Jean-Paul II était mort… Ça a fait le tour de la soirée pendant des heures, c’était assez surréaliste ! Je pourrais raconter d’autres trucs encore, mais je les garde pour moi. Si j’ai un sourire rien qu’à évoquer cette soirée dans ma tête, c’est qu’elle était vraiment exceptionnelle. Et ce fut le cas. Les liens se sont ressoudés entre historiens, et ça c’est la plus belle chose qui pouvait arriver.
Dimanche : réveil à 10h30~11h, et départ vers midi. J’ai bien dormi, malgré l’irruption des deuxième année dans ma chambre à 8h suivi de celle de Glen et Irin (que je calmais violemment mais rapidement. Je n’aime pas trop que l’on me réveille de façon abrupte). La journée se déroula tranquillement, je n’étais même pas fatigué. Je récupère assez vite de ce genre de soirées. Tant mieux. Le lendemain je repris sereinement les cours.
Une semaine assez atypique de 2004 je dirais ! Délirante, émouvante et surprenante. Si l’année se déroule aussi bien voire mieux que pendant la soirée de samedi, je vais grandement l’apprécier ! J’en redemande !
dimanche 14 décembre 2003
Alors comment s’est passée cette semaine ?? Ma foi, bien. J’ai eu droit à deux partiels mardi et vendredi, la routine. Tous les deux en géographie : un en Espaces et sociétés (Esso) et l’autre en Milieux naturels et environnement (Mine). Je pense m’en n’être pas trop mal tiré, surtout en Esso, on devait concevoir une chtite carte touristique sur calque à partir d’une carte IGN du Cap d’Adge… Pas là que j’irais en vacances, vu comment ça s’est développé… Béton, ciment, macadam : le trio infernal. On se demande où est le sable.
Jeudi, j’ai été faire de l’escalade dans la salle qu’ils ont à l'université de Brest. C’est réellement impressionnant ! Quatorze mètres de hauteur, sacrebleu ! Le moniteur m'a donné le droit de faire mon Tarzan à travers toute la salle, en sautant d'une des faces. Assez jouissif ! Vers la fin de la séance, j’avais vraiment peur de grimper : d'une part je n’avais plus de forces, malgré les provisions envoyées avec moi, d'autre part j’étais épuisé mentalement. Je n’avais plus de volonté en moi, et l’animateur s’en est vraiment aperçu. 23H30 : est-ce vraiment une heure pour faire de l’escalade !!
Ça fait un moment que je ne suis pas retourné à la Roche Percée, à Beg-Meil, sur ma presqu’île favorite, solitaire, à me poser des questions sur ma vie, mes buts, mes envies, mes défauts, tout quoi. Pas de superflu, juste l’essentiel [et une bonne dose de superflu quand même, faut bien éliminer].
Qu’est-ce qui me motive ? Qu’est-ce qui me maintient en vie ? Qu’est-ce qui fait que je sois encore là, à cette heure, à vous écrire ? Qu’est-ce qui m’a empêché de passer de vie à trépas ?…
J’ai pensé plusieurs fois à mettre fin à mes jours. Je le dis ici, que tout soit bien clair. La mort ne me fait pas peur. Juste… juste le fait de laisser une place vacante sur Terre… me met mal à l’aise. J’ai un rôle à jouer ici, si infinitésimale soit-il. Chacun d’entre nous, et moi aussi. Sauf qu’il nous faut le trouver, ce rôle, et c’est en pratique le plus difficile. Mais c’est ce que je cherche. Bon, y’a autre chose aussi, mais ça, je laisse le temps au temps.
Je ne vais peut-être rien écrire pendant un moment (ou des tous petits trucs), car je vais récapituler l’année 2003 dans un article, et ça risque d’être long ! Ce que je peux dire par avance, c’était que 2003 fut l’année la plus prolifique sur tous les plans !
lundi 1 décembre 2003
Alors, alors... Je suis plutôt content de la semaine passée, en effet, je pense sincèrement avoir trouvé ma voie : l'histoire. Je m'y sens vraiment très bien, c'est génial. C'est vraiment stimulant de savoir que l'on suit des études que l'on aime, sans contraintes d'aucune sorte ! Vous me direz : pourquoi ne pas avoir choisi L depuis la seconde ? Parce qu'à ce moment ce n'était pas ce qui m'intéressait... Rectification : ce n'était pas la voie qui m'intéressait.
Je n'ai jamais détesté les matières scientifiques, oh non ! Au contraire ! J'aimais beaucoup les maths, la physique, la chimie, la biologie (sauf l'agro)... J'ai de tout temps fait la nuance : je n'ai jamais dit que je n'aimais pas ces matières, je disais que je n'arrivais pas dans ces matières... Arrivé en Terminale, la vérité m'a sauté aux yeux : je ne voulais pas de matières scientifiques dans mes études supérieures. Puis petit à petit, l'histoire s'est dégagée du reste, c'était vraiment la seule matière où je n'éprouvais aucune difficulté, où tout me semblait clair, limpide ; les intrigues, les trames historiques me "passionnaient"... De vieux souvenirs me remontaient en tête : mes livres sur l'histoire du monde, Indiana Jones, mon énorme passion pour les dinosaures... Curieux de tout je l'étais, je le suis, et je le serai ! C'est indispensable... (D'ailleurs aujourd'hui j'ai été surpris d'apprendre que je possédais trop de culture. C'est la meilleure, tiens !!)
Bref, la résurgence de ces vieux souvenirs (bien que ce fut en grande partie inconscient, rassurez-vous) m'a copieusement influencé. Et c'est lors de ma visite à la Fac de Quimper que les digues ont sauté : l'histoire, ou c'est marre des études, je vais en apprentissage. Vous avez bien lu, si je n'avais pas eu mon Bac, mon futur m'aurait conduit dans le manuel (si je n'ai pas mon DEUG non plus d'ailleurs). Je ne l'aurais pas supporté et je ne le supporterai pas, je préfère faire bosser ma tête de dingue que mes doigts engourdis. Je n'ai pas honte à le dire, seulement, je ne suis pas très habile de mes dix doigts (avec l'escalade ça va mieux, merci) sauf pour tenir un stylo, là j'ai moyen de me débrouiller. Et puis, je dois imputer mon choix au soutien de Mme Dominique Christien, qui, elle, avait immédiatement vu que les Lettres me seraient plus favorables. Depuis la Seconde même je dirais qu'elle l'avait remarqué. J'aimerai garder contact avec elle, tiens ! Je vais lui écrire une lettre, mais ne comptez pas sur moi pour dire quoi que ce soit là-dessus. Non mais ! [Jamais écrit de lettre]
Parce que, petite parenthèse, moi je tire mon chapeau à Muriel, Marie et Sylvain et aux autres pour le nombre d'heures qu'ils supportent en cours de Bio, Phys & Co... Z'avez du courage. Ne croyez pas qu'en Fac on a les doigts de pied en éventail, mais le bourrage de crâne est beaucoup moins rude et intensif [tu verras, en L3...]. Donc... Pour les économistes genre Caroline et Corrine, tout cela représente (pour moi) un gigantesque brouillard... Pas de commentaires à fournir ! Sauf le polycopié que j'ai feuilleté sur le positionnement des doigts et bras, c'était drôle.
Au final, je me sens tellement bien à Quimper que je risque d'y rester plus longtemps que le simple DEUG... Si certaines lois passent sur les universités, je passerais ma licence et (ça c'est quasiment certain) mon CAPES à Kemper. Il faut impérativement que ces lois passent. Après on verra, sinon ça reste Brest pour la continuité de la filière. 'Vont devoir me supporter plus longtemps que prévu, fait vraiment c***r ce gouvernement !
En tout cas, le prof avec qui j'ai passé l'exposé m'a donné confiance. Si je suis agréable à écouter (d'après lui), c'est que je ne dois pas être mauvais conteur, ça m'entraîne pour quand j'aurai des enfants !! Arf arf arf !!! Je n'ose pas imaginer dans quelle situation je serai à ce moment, si ô grand jamais ça m'arrive !... Sacré moi, va... Au moins j'arriverai à capter leur attention en cours comme à la maison. Yohann, le papa en herbe. J'hallucine moi ! C'est quoi ce délire encore... *PaF* une bonne claque.
Cela doit se sentir en exposé que je suis motivé. Tant mieux ! Tant mieux... Enfin une bonne chose qui m'arrive ! Parce que le reste... Vide total. A part mon bouquin (il y en a plus d'un en projet dorénavant...) où ça avance très bien, mieux que je l'escomptais même, et bientôt la sortie du Retour du Roi où je vais perdre un bon litre d'eau en larmes à chaque visionnage (j'en prévois 3, minimum, donc mon budget prévu pour les 2 premiers volets passe légèrement à la trappe, je vais faire ce que je peux !), c'est le néant. Je ne peux pas dire que ma vie est vide, mais des cases sont désespérément poussiéreuses car inutilisées, et ça, c'est parfois dur à oublier. J'en ai un peu marre du quotidien, c'est peut-être pour ça que je veux enseigner : pour découvrir de nouvelles têtes, de nouvelles mentalités, de nouveaux horizons. J'y pense, mais j'adorerais voyager un peu partout dans le monde. Quand je vois mon prof d'histoire contemporaine qui nous dit avoir traversé plusieurs fois la frontière afghano-pakistanaise... Ce n'est pas le lieu idéal, je sais !
Voilà voilà. Ce ne sont que des idées lointaines, houlaaa !! Vont-elles se concrétiser ? L'avenir me le dira.
mercredi 8 octobre 2003
Bon me voilà en week-end jusqu'à vendredi aprèm... Puis le vrai week-end. Ok j'arrêtes. Hey ! Je n'ai pas de vacances de la Toussaint moi ! Chacun ses avantages et ses inconvénients...
Je me suis fait des ami(e)s en Fac. Je les énumère : Gaël, très sympa, beau gosse, a lu autant de fois que moi Le Seigneur des Anneaux (on ne pouvait que s'entendre... arf), c'est-à-dire une huitaine de fois, fait la fête comme il l'entend... Matthieu, grand dadet d'1m94, on a eu déjà trois fous rires dont un en amphi, je peux vous dire que c'est quelque chose ! Antoine, un petit peu plus petit que Matthieu, rouquin, adore faire la fête, aime bien U2 (entre autres), et je l'apprécie beaucoup. Irin, petite blondinette aux idées bien placées, aime beaucoup rire, en plus j'aime bien comment elle écrit !! Euh... Stéphanie, la plus énergique des trois, a la voix qui porte assez (...), très marrante (le même style de vannes que moi, cad des blagues personnelles, des blagues où tu trippes tout seul, sauf que moi comme je la comprends, je me marre aussi !!), fume clope sur clope (pas bieeeeeennn) [j'en pense tout l'opposé maintenant]... Svetlana a teint ses cheveux en rouge, est assez réservée, mais peut lâcher des vannes quand on s'y attend le moins. Un peu mon style de psycho solitaire [rien n'est figé...].
Cela ne veut pas dire que l'on reste tous les sept scotchés ensemble, non, mais on se parle en cours ou bien l'on mange ensemble, on parle pendant les heures de libre... Je suis tombé sur un bon groupe, j'ai de la chance [oh oui !].
Sinon, quand j'ai été voir les filles (Caro et Mumu), j'ai fait la connaissance d'Audrey et Rozenn, deux charmantes filles. Elles sont dans la filière de Mumu et anciennement Caro, et les deux fois que je les ai vues, elles étaient ensemble. Très sociales et sociables, elles ont accepté que je les suive à la Bibliothèque jusqu'à ce qu'elles reprennent les cours à 13h30 (je commençais les cours à 15h...). Y'a toujours moyen de parler avec elles ! Et vu que ce sont des nouvelles connaissances, y'aura toujours un sujet de parlotte !! Tout comme les six zozos précédents. Elargir de nouveaux horizons.
Vu que Caro et Corinne reprenaient à 13h, je me retrouvais tout seul car j'avais perdu Mumu, que je revoyais en partant. Faudra vraiment que je vienne en amphi avec vous, histoire de voir !!
C'est con mais je ne peux aller au RU de l'IUT que les mardis pendant la semaine. Pour l'instant. Je vais essayer d'y aller une autre fois, mais ça dépendra et de mon emploi du temps, et des leurs. Parce que je ne m'appelle pas Flash, je dois marcher jusque l'IUT ! Je serai plus mobile avec la voiture que compte prendre mes parents. On verra !
A part ça, j'ai eu la date de ma première soirée étudiante spéciale Histoire, elle se déroulera le 23 au Mylord... D'la balle ! Y'a moyen de faire plus ample connaissance. En tout cas cela ne risque pas de devenir "l'orgie" qu'ont connu Caro et Mumu à l'Eden...
Zigrecmel !
dimanche 5 octobre 2003
Je ne vais pas faire étalage de ma soirée d'hier, je ne suis pas du genre à étaler mes « exploits ». De temps à autre c'est drôle de se les remémorer, mais c'est tout...
J'ai juste été le premier à m'envoler, comme d'hab, à me marrer presque tout seul, à dire des conneries (pas trop cette fois, enfin, un peu moins)... Comme d'habitude quoi !!...
Sinon, j'ai eu ma rentrée, c'était bien, je me suis fait des copains-copines dans mon groupe en Histoire... Que pourrais-je raconter d'autre... Cela m'a fait plaisir de revoir les filles au RU (Caro, Mumu et Kro), les autres hier soir, et je passe un coucou en passant à Rozenn et Audrey ! Elles ne connaîtront probablement jamais ce site, ça n'a pas d'importance.
Bon, j'ai reçu des échos favorables sur mon Blog, comme Fred qui a apprécié le passage sur la descente en kayak (je pouvais pas faire plus réaliste !! Parce que Sylvain c'est vraiment d'un bond qu'il a sauté sur le canoë !!)... C'est gentil merci... :-)
Y'a la bande-annonce du Retour du Roi qui est sorti, et croyez-moi, ça va faire mal ! On voit Arachne dedans !! Si peu, mais on la voit quand même... Beurk, quelle affreuse bestiole, mais je n'en dis pas plus...
Il y a celle aussi de The Matrix Revolutions, extrêmement intéressante, mais comme je l'ai dit quelques mois auparavant, cette trilogie n'atteindra jamais l'envergure du Seigneur des Anneaux dans mon coeur et dans le bouleversement de ma vie...
A la prochaine !
mercredi 24 septembre 2003
Me voilà de retour !
Bon avant de développer ma pré-rentrée (je n'aurais peut-être pas le temps de tout marquer maintenant), je copie un passage d'un horoscope sur les Lions, qui traite sur... Lisez plutôt :
Un autre point important : Jupiter a comme rôle d'amplifier l'intérêt pour les choses qui vous passionnent et, il ouvre aussi les volets du savoir. Ne soyez pas surpris d'être pris en pleine crise de boulimie intellectuel. Pas de doute, c'est avec un élan inhabituel que vous allez dévorer toutes documentations, revues, magazines, bouquins pour assouvir votre soif de connaissances. Si vous avez des talents pour écrire, à vos ordinateurs! C'est peut-être bien cette année que vos dons d'écrivain feront surface et que vous débuterez votre premier roman. Par ailleurs, si vous œuvrez à titre de professeur, orateur, votre grande facilité d’élocution fera sensation. Vous aurez cette facilité de rentrer en contact avec les gens par la parole…votre arme habituelle qui vous sert si bien.
Bon, à part la dernière phrase du paragraphe que je trouve ridicule, le reste m'a plutôt semblé encourageant ! *Gargouillis de plaisir*
Sinon, ce matin (à 9h tapantes) avait lieu ma pré-rentrée, qui s'est déroulée normalement. Dans ce genre de situation, il faut toujours que je me fasse remarquer, et ça n'a pas loupé, bien évidemment... Me suis gouré d'amphithéâtre ! J'te jure... çuilà mérite une fessée ! On nous a rabâché la soupe habituelle : « Gniagniagnia, pas beaucoup d'heures de cours, mais beaucoup d'heures de travaux persos... gniagniagnia » J'ai cru que j'allais m'endormir. Fin de la matinée à 10h30. [Je remarque que j'ai été lucide sur la fac dès le début !]
L'après-midi, je choisissais les options, et quelle n'a pas été mon inquiétude devant la fonte du choix ! Chuis vert, y'a plus escalade... Bande de gros...! Tant pis, je me contenterai du ping-pong et du Ju-Jitsu. J'ai su par l'intermédiaire des professeurs présents que le lundi sera ma journée la plus chargée, et que le jeudi, je n'aurai pas d'heures de cours, normalement... Hum. Ma joie est contenue. A 14h30, fin de la journée, je partais chercher ma mère pour l'emmener aux cours. Pas aux courses, à ses cours à elle.
On l'a fait tellement dans le sens inverse, que moi, conduire ma mère à ses cours, c'est une situation inédite.
samedi 13 septembre 2003
Ma rentrée, c'est encore dans deux semaines. Elles vont vite passer. [Vous aviez deviné que je m'efforçais d'y penser.]
Ce qu'il y a de génial en écrivant, c'est quand l'inspiration arrive sans forcer [et ce sont des instants à choyer, car plutôt rares]. Il y a deux jours, j'ai avancé plus que je ne l'aurais espéré sur la psychologie de plusieurs personnages, et sur des passages que je voulais inclure mais que j'arrivais pas à caser. C'est une sensation extrêmement stimulante !!
L'anecdote du jour : hier je m'en suis allé solder mon compte Jeune à la Caisse d'Epargne pour en créer un au Crédit Agricole (question de proximité). Ma foi, sur le coup, je ne l'ai pas regretté ! La banquière du Crédit Patate était particulièrement charmante. Par un heureux hasard, il n'y avait plus de papier dans la photocopieuse. Innocemment (j'étais presque porté à le croire) elle s'étonne : « Oh ! Il n'y a plus de papier ! ». D'un geste souple, elle se lève de sa chaise, se déhanche jusque l'armoire distante de deux mètres, s'accroupit, permet à son string de me saluer discrètement (repéré au préalable par la marque inratable sur le pantalon taille basse), se relève tout aussi gracieusement. J'ai osé d'un regard appuyé répondre à l'appel de ce bout de textile fort aguichant (je ne me fais pas d'excuse, je suis un mâââle...) puis, tranquillement, je me suis concentré sur l'affiche de Brest 2004 accrochée en face de moi. Elle se rassoit. Retournant placidement mon attention vers elle, son rapide coup d'œil (vous savez, ceux que l'on jette pour s'assurer que quelqu'un suit ce que vous faites) n'échappe pas à ma vigilance, et j'en ai conclu la préméditation du jaillissement velouté du dessous affriolant. Nous avons échangé quelques phrases plaisantes, et encouragé, en partant je lui ai lancé un « A la prochaine ! ».
J'ai déjà hâte d'aller retirer des sous !
[Histoire sans lendemain. J'ai dû la revoir une fois, sans qu'il arrive quelque chose de spécial.]
vendredi 29 août 2003
Peut-être dois-je mettre cet état de forme au profit de la perspective de découvrir un nouveau milieu scolaire, ce qui ne m'était plus arrivé depuis cinq longues années. J'en discutais encore hier avec des copains, de quelle(s) façon(s) ils envisageaient leur rentrée... Y'en a même un qui m'enviait, parce qu'à l'université il y soi-disant moyen de se marrer, qu'il y avait moins de personnes « bêtes », contrairement au collège ou au lycée... Chacun son point de vue ! Ce qui est sûr, c'est que je vais vraiment rencontrer du beau monde ! Dès la rentrée je m'inscris au club où se retrouvent les autres Première et Deuxième Année en DEUG Histoire, comme ça, je nagerai directement dans l'ambiance ! Mmmh, c'est une bonne approche. Ce n'est pas pour autant que je vais abandonner mes potes des anciennes classes !
Peut-être est-ce la nouvelle clairvoyance qui se répand dans mon esprit... Je vois plus clairement le monde qui m'entoure, les personnes qui m'entourent, je me prends moins la tête... J'ai toujours cette naïveté que je pense innée, mais elle s'estompe un peu. Une nouvelle vanne que j'ai ouverte pour consolider ma force intérieure ; j'en aurai besoin pour entrer en Fac.
Peut-être est-ce... Je n'en sais rien, après tout.
Peut-être parce que je vais rester trois semaines tout seul comme un clampin à attendre ma rentrée, alors que tous mes autres compagnons auront déjà repris...
Bon PQR à leurs adeptes !
Merci !
Yohann ©®™☺☼♥♫≈(2003-2009)
