lundi 2 février 2009

Hors-série ~ Une aventure de la Grumch et Pinocchio

Avant de s'entraîner aux 110 mètres haies chaque soir avec Daisy, la Grumch1 eut d'autres animaux domestiques sous son commandement.

Hier, le rongeur masqué.
La famille H. est partie en vacances du côté de Montpellier, mais n'ayant pas le cœur d'abandonner leur lapin nain2 au détour d'une route, une laisse au cou (comme le font de courageux citoyens), elle décide de le fourguer à la Grumch, le temps de flâner en Hérault.
Sous son air fripon, Pinocchio pue du bac, grignote tout objet dont il pourrait se faire les dents, est un redoutable escaladeur et se camoufle allègrement parmi les peluches hippopotames de la Grumch. L'erreur fut de lui laisser le salon aussi libre qu'un espace Schengen.
Elle ne le sut qu'après-coup.
Quand elle découvrit le petit livre « Toi et moi » de Paul Géraldy3 outrageusement entamé dans son cuir, son sang ne fit qu'un tour. Il nécessita un empire de soi-même repoussé à ses ultimes frontières pour que Pinocchio ne connût pas un destin élaboré de girolles à la solognotte.
Bisquant, rageant, la Grumch rendit prestement le vandale léporidé, grommelant des sons sans queue ni tête.


1 : Inspira le personnage de Looping de la série Agence tous risques.
2 : Son nom vient de son nez qui remuait tout le temps.
3 : « Si je t'aimais et si t[u m'aimais,] comme je t'aimerais ! » Les crochets indiquent la partie grignotée sur la page de garde.

samedi 31 janvier 2009

Je n'ai guère l'habitude de fréquenter les buffets, mais celui-ci valait la peine du déplacement ; entre les très nombreux convives accrochés aux tables, il n'y avait qu'elle, sa prestance et sa présence s'imposèrent à moi à l'instant où j'y posais les yeux. Dominique m'encourage :
« Allez Yohann, vas-y !
— Je ne sais pas, je...
— Intimidé ? Bon, viens, je vais te montrer. »
Dom' se déplace au gré des turbulences humaines de la foule ; je suis dans son sillage, sa tête grise en point de mire.
« Tu vas voir, c'est très bon. »
Elle est devant moi, imperturbable, la fontaine de chocolat. Je m'empare d'une pique en osier, la plonge dans une fraise. Au sommet, en un soudain flux jaillit du chocolat qui se répand sur les petits parapluies constituant les étages, onctueux, sombre ; c'est le signal que je désirais, et je plonge instinctivement la fraise sous la cascade de cacao.

jeudi 29 janvier 2009

Défouloir

Casse-toi pauv' con !

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lundi 19 janvier 2009

Le Chat de Pluguffan

En ce temps-là, la famine sévissait partout en Basse-Bretagne.

Partout, sauf... à Pluguffan.

Il y avait en effet un chat qui, installé sur le porche granitique à l'entrée du cimetière, avait une vue sur toute la commune, et rien n'échappait à ses griffes, pas le moindre mulot se faufilant dans les champs. Car il s'agissait bien de ces rongeurs, pullulant, dévastant les cultures telles les sauterelles en Australie, qui causaient la famine. Mais à Pluguffan le matou veillait, et tandis que les campagnes alentour subissaient la famine, les Pluguffanais survivaient.

La rumeur du félin redoutable prédateur atteignit la commune voisine bigoudène de Pouldreuzic, mais leurs habitants, bien que souffrant terriblement d'inanition, pour une question de fierté ne souhaitèrent pas s'abaisser à quémander une aide extérieure, encore moins originaire d'un territoire glazik. Cependant, un groupe de jeunes, l'estomac grondant, ravalant leur fierté, se mirent en route afin de ramener en prêt le chat fantastique.

Ils butèrent face au refus unanime des Pluguffanais qui ne voulaient pas le retour de la vermine sitôt le chat parti. En plus de la rivalité glazico-bigoudène ancestrale, les Pluguffanais se rappelaient les charrettes de Pouldreuzic remplies de carottes, alors que cette culture n'avait pas du tout cours à Pluguffan, les Bigoudens traversant la bourgade d'un air narquois.

Rentrant bredouille, la troupe informa du refus du prêt du chat au reste de la population de Pouldreuzic. Dans un premier temps, les jeunes hommes échafaudèrent la capture du félin, mais anticipant des griffures terribles promises lors de l'enlèvement, en occultant la difficulté de se saisir de l'animal, en hauteur sur le porche, ils abandonnèrent cette idée. Puis le plus malin d'entre eux eut à l'esprit une idée plus mesquine, qu'il partagea avec ses acolytes.

Ils attendirent une nuit noire, de nouvelle lune, pour se faufiler dans Pluguffan. Le chat, du haut de son perchoir, n'eut aucun mal à les repérer, riant sous cape, les yeux plissés, de la tentative d'approche qui s'annonçait calamiteuse. Ce qu'il ne vit pas, derrière lui, c'est le jeune malin, perché sur les épaules d'un deuxième homme, qui, ciseaux en main, lui coupa soudain la queue !

Car il est connu qu'un chat déduit de sa queue n'est plus que l'ombre du chasseur qu'il fût.

Aujourd'hui encore, à Pouldreuzic, on dit d'un gars débrouillard qu'il est « capable de couper la queue du chat de Pluguffan ».

dimanche 18 janvier 2009

Repas de Yoyo :

- Apéritif : kir breton
- Entrée : foie gras confiture d'oignons et toasts (ou galette de Saint-Jacques à l'huile de noisette au Noilly Prat) ;
- Plat : magret de canard aux morilles (ou filet de rouget à l'oseille) ;
- Chèvre chaud au miel ;
- Dessert : aumonière de mousseline de chocolat aux griottes sauce fondante au caramel.

Parfaitement malsain.

(Je vous conseille L'Air du Temps, le resto de l'aéroport de Quimper - Cornouaille !)

samedi 17 janvier 2009

Repas de Ned :

- tranches de pain recouvertes de fromage à raclette passées au micro-ondes
- escalope de dinde allègrement roussie à l'huile d'olive, puis dégustée avec de la mayonnaise
- deux tartines de terrine campagnarde
- boisson : soda au cola

Parfaitement équilibré.

vendredi 16 janvier 2009

En direct de Mars

Sur une image fournie par la Nasa, Mars révèle une activité saisonnière à propos d'émissions de méthane. Pour illustrer l'importance de cette découverte, les émissions de méthane sur Terre sont ventilées à 90 % par les êtres vivants, le reste par l'activité géologique.

Cette image démontre par conséquent que Mars réserve une activité géologique ou bien biologique, ce qui constituerait peut-être la première véritable preuve d'une vie extraterrestre. Cependant, s'ils s'agit d'une activité biologique, alors ces spécimens doivent se situer très en profondeur, là où de l'eau serait à l'état liquide.

Au final, c'est une bonne nouvelle, car il est désormais certain que Mars est toujours une planète en activité.

samedi 10 janvier 2009

Habanera - Georges Bizet

L’amour est un oiseau rebelle
Que nul ne peut apprivoiser,
Et c’est bien en vain qu’on l’appelle
S’il lui convient de refuser.

Rien n’y fait, menace ou prière.
L’un parle bien, l’autre se tait.
Et c’est l’autre que je préfère.
Il n’a rien dit mais il me plaît.

L’amour ! L’amour ! L’amour ! L’amour !

L’amour est enfant de Bohême,
Il n’a jamais jamais connu de loi.
Si tu ne m’aimes pas, je t’aime.
Si je t’aime, prends garde à toi !

Si tu ne m’aimes pas, si tu ne m’aimes pas, je t’aime,
Mais si je t’aime, si je t’aime, prends garde à toi !

L’oiseau que tu croyais surprendre
Battit d’aile et s’envola.
L’amour est loin, tu peux l’attendre.
Tu ne l’attends pas, il est là.

Tout autour de toi, vite vite,
Il vient, s’en va, puis il revient.
Tu crois le tenir, il t’évite.
Tu crois l’éviter, il te tient.

L’amour ! L’amour ! L’amour ! L’amour !

L’amour est enfant de Bohême,
Il n’a jamais jamais connu de loi.
Si tu ne m’aimes pas, je t’aime.
Si je t’aime, prends garde à toi !

Si tu ne m’aimes pas, si tu ne m’aimes pas, je t’aime,
Mais si je t’aime, si je t’aime, prends garde à toi !

jeudi 1 janvier 2009

Ce message est programmé à l'avance, dans la mesure où au moment même de sa parution, je devrais être en train de baver sur un oreiller, à Rennes ; ou peut-être pas ?

Bloavezh mad, bande de moules.
Cette année sera placée sous le signe de la littérature (que celui qui a dit encore, sorte), à l'heure où selon une étude parue sur le site bibliofrance, 39 % des foyers possèdent au minimum 100 livres, que 156 bouquins ornent en moyenne la bibliothèque familiale (je viens de mettre quasiment autant de ma bibliothèque au grenier, parce que chez mes vieux, vous ne trouverez aucune bibliothèque exceptée dans ma piaule) et qu'il constitue le bien culturel le plus acheté l'an dernier.
Étrangement, 38 minutes par jour sont consacrées à la lecture, contre les trois heures et sept minutes passées devant la télévision.
Snif ! Snif ! Je sens comme un remugle de fumisterie...
Surtout qu'il n'est pas précisé si ce temps de lecture inclus celui des journaux.

Je me suis engagé dans l'écriture d'un texte pour le concours de nouvelles le plus prestigieux de France, pour les jeunes, le PJEF. Le thème de ce texte sera le récit de mes récentes journées de travail en tant que déménageur ; d'où l'absence récente de nouveaux textes. Et je participerai à d'autres concours de nouvelles. Je me sens suffisamment d'attaque.

Bien.

Encore bonne année.
Oui, ce journal électronique recèle de textes qui sont malgré tout ma propriété. Si vous souhaitez en utiliser un, contactez-moi grâce à l'adresse suivante : sacred.fire.blogspot@gmail.com
Merci !
Yohann ©®™☺☼♥♫≈(2003-2009)