samedi 23 août 2003

Première partie
On est le 23, et ça fait presque trois semaines que je n'ai pas tapé sur mon journal ??!! Mais non, je ne l'ai pas oublié...

Commençons par le commencement. Je préfère vous prévenir auparavant, je ferai plusieurs parties, sinon ce sera trop long à écrire... Sans vouloir me vanter.
Je crois que la première semaine des trois qui nous sépare du précédent article
, je n'ai rien fait de spécial. Dimanche 10 Aout, je suis parti seul à l'Île-Tudy.
Bizarrement, ça en a étonné plus d'un que je parte seul en camping sur le terrain de ma grand-mère. Eh bien je leur répondrais qu'ils devraient en prendre de la graine et de faire la même chose, c'est-à-dire de faire une pause et de se retrouver confronter à eux-mêmes. Je suis et je resterai étrange ; ce n'est pas ce que les autres vont dire de moi qui va me faire changer d'avis. Je n'ai pas à me justifier pour expliquer telle ou telle manœuvre. Pour ma part, en plus de cette raison, j'avais besoin de m'isoler de la maison, de cet environnement, de la routine et de l'ennui. Après coup, c'était plus que nécessaire, mais cela n'a pas duré assez longtemps.
J'avais demandé à P'ti Fred et Sylvain que s'ils voulaient passer avec les autres pour aller à la plage, il n'y avait aucun souci. Il y a juste Marie et P'ti Fred qui sont venus une fois. Le reste du temps, j'étais avec des potes de Pleug', on s'est bien amusé. Un soir, accoudé que j'étais au comptoir du Winch, un bar du Port (et pas un port du bar [
blague qui, aujourd'hui (15/04/2007), m'échappe !]), le patron, constamment pressé comme tous les patrons, voulant économiser ses trajets de récupération de godets vides, entassa tous ceux qui passaient à sa portée sur un seul plateau. C'est alors que passant à l'intérieur de mon espace vital, celui-ci vit son plateau échapper à son relatif contrôle, et s'écrasa sur ma personne. J'étais à moitié trempé, mais j'étais sauf ! Pourquoi trempé ? On retrouve toujours des individus qui ne finissent pas leur verre parce que :

- ils en sont déjà au troisième bock, et n'ont plus assez de place pour ingurgiter le reste (Petits joueurs, souffleraient certains) ;

- laisser entre un quart et un tiers de verre plein peut passer pour un signe d'aisance, dans la mesure où le message implicite de ce reste de boisson est qu'un gaspillage mesuré n'a pas d'incidence sur le porte-feuille du quidam en question ;

- le client était très pressé (comme le patron) pour divers raisons (« Montons dans ma chambre... » « Oui, j'arrive !! *clap* Poussez-vous, ma femme va accoucher !! » « Ils font des supers langoustines là-bas, viens goûter ! », et j'en passe.).


Pendant la canicule qui a sévi, plonger dans la mer était relativement bienvenu... Un vrai délice (il n'est pas commun que je m'extasiasse ainsi sur les vertus rafraîchissantes d'un bain en mer) ! Un soir, alors que je me promenais (seul, évidemment) sur le bord de plage, Frédo m'a croisé ! Il était venu là avec sa famille et des amis lorrains pour un dîner convivial sur la plage. Après quelques paroles, j'ai continué ma promenade, encore joyeusement étonné de cette rencontre fortuite.
A l'origine, je voulais séjourner à l'Île-Tudy de dimanche à mardi matin, mais j'ai prolongé jusqu'à mercredi midi, jusqu'à ce que Manpower décide enfin à me contacter pour me fournir du travail !!
Enfin !!

Pour dire la vérité, quelques années plus tard, ma mère fut l'instigatrice de cet appel, persuadant l'agence de me proposer un job. Je ne pouvais être au courant de leur liste d'actualisation de demandes.

C'était un boulot dans l'agro-alimentaire, ce que j'avais coché comme le dernier de mes choix de secteurs d'activités... Sympa les mecs, à l'écoute de leurs intérimaires. Mais je n'allais pas (ne
pouvais pas) refuser, j'attendais un travail, si court soit-il, depuis début juillet...

Ce travail consistait à placer les palettes et autres caisses dans une chaîne pour qu'elles soient lavées. Le plus dur était de les placer sur la chaîne, car les palettes n'étaient pas vraiment légères. Mes horaires s'étalaient de 14h à 22h, et de mercredi à jeudi. Oui, sitôt rentré chez moi mercredi midi, j'enfilais la tenue l'après-midi. Mon contremaître s'appelait Jean-François, alias Jean-Fanch, un vieux bonhomme légèrement radoteur qui me rappelait toutes les cinq minutes avec quelles caisses il fallait faire une pile de quinze, de vingt, de trente. Parce qu'il devait y avoir une bonne douzaine de caisses de morphologie différente, et pour retenir toutes les combinaisons, ce n'était pas du gâteau !! Je naviguais à bord d'une galère, donc, mais le contremaître était sympa (pas d'usage du fouet, ce qui était inédit pour Jean-Fanch, m'avoua-t-il, après la première journée d'un bleu). Par contre à la pause, je crois que je n'ai jamais ingurgité aussi vite mes pain-pâté... J'avais très faim. Mais j'ai oublié de préciser où je bossais !! C'était à Père Dodu [cette boîte-là même, qui, au début 2007, provoqua un mini-scandale en contournant la loi anti-tabac, incitant ses employés à fumer dans leur véhicule. Moi qui suis de manière virulente contre ce poison, avait trouvé proprement inadmissible un tel comportement à l'égard de ses salariés : c'est un signe qu'on les prend tous pour des moins que rien], pas très loin de la zone de Troyalac'h. Le premier jour, je me suis égaré, et me suis retrouvé à Doux [là où je me retrouvais trois ans plus tard, mais je ne pouvais pas le savoir...], juste à côté, à errer sur le parking, jusqu'à que je trouve l'accueil et qu'on me révèle mon erreur. J'ai couru comme un forcené jusqu'à la voiture et je me suis pressé de trouver la boîte !!

Le deuxième jour, on m'avait filé une carte pour compter mes heures de boulot et aussi pour rentrer sur le parking, mais je ne trouvais pas le mécanisme pour la faire marcher. J'ai donc utilisé l'interphone, à succès. Comme il est de coutume que je me fasse remarquer dans chaque nouvel endroit où je m'installe, j'ai déraillé la chaîne de lavage, deux fois en plus... Le bordel.
Vendredi j'étais (enfin ?) en week-end. Vendredi était un jour où le milieu et la fin de journée étaient classés "
pétanque". D'abord à Plugu, ensuite à Fouesnant où je suis allé jouer avec P'ti Fred et Sylvain. Je n'ai fait que perdre, et avec de la classe. Pourtant la partie à Plugu, j'étais arrivé deuxième avec 12 points contre 14 pour le premier. Va comprendre. Et le soir de nouveau à Plugu. Où j'ai encore perdu de justesse. Je finirais par percer, je le jure ! Sacrebleu !

Le matin de cette même journée, je faisais un saut à Manpower, car ils avaient de nouveau un job à me fourguer pour la semaine, et ils devaient me transmettre un plan afin de me rendre sans encombres à l'entreprise Monique Ranou.

Samedi soir, j'étais en soirée chez un pote cuisinier [Guibuize] qui fêtait ses 18 ans. Avec deux potes (qui étaient légèrement émêchés comme moi) et mon frère (sobre), on avait projeté de dérober le baby-foot du foyer de Pleug'... Chut, veuillez rester discret sur ce projet... J'ai vraiment bien rigolé durant cette soirée, je dois avouer. Dimanche, c'était (enfin !) une journée de repos.
Deuxième partie demain si tout va bien ! La plus croustillante... Arf ! ;-)

lundi 4 août 2003

Ce que j'ai marqué dans le second Post dessous n'a rien à voir avec Charlotte.
Je me suis lassé d'elle, si tant est que l'on puisse se lasser de quelqu'un dans le premier sens du terme. Non, mais elle ne pourra pas venir en Bretagne cet été, et elle me harcèle au téléphone pour me dire qu'elle va s'acheter un billet pour venir à Quimper le plus vite possible, et gnagnagna... J'en ai assez de ses salamalecs. Le pire, c'est qu'elle y met un point d'honneur, et qu'en plus, elle a fait appel à Jonathan, qui l'a soutenu autant qu'il le pouvait !!
Vendredi dernier, c'est donc à propos de cette affaire que j'ai discuté au téléphone avec elle, et qui m'a pour ainsi dire fusillé ma soirée. Désolé pour ceux à qui j'ai plombé le moral, mais à la fin de la soirée, je n'en pouvais plus physiquement et surtout moralement. J'étais au bord des larmes, c'est pour ça que je suis monté me coucher.
Parce qu'elle veut quasiment fuguer pour me rencontrer ! Mais je n'ai pas envie maintenant, et puis, peut-être que ça me touche tellement que j'en ai peur et que je refuse. Peur qu'une fille se soit tellement attachée à moi, au point de tout plaquer pendant quelques temps pour me rencontrer. Cette perspective me remplit d'horreur.
Peut-être vous aurait-elle plu, cette perspective.
Eh bien pas moi. Pas du tout.
Il y a quelques jours, j'ai perdu une de mes plus puissantes raisons de vivre. Il m'en reste quelques autres, dont la plus forte restante : écrire.
[Bien mystérieux, n'est-ce pas ? Aujourd'hui, moi-même n'en ai que de vagues souvenirs ; probablement lié à une histoire de cœur, une fois de plus. 06/06/08]

vendredi 25 juillet 2003

C'est ton anniversaire !! C'est pas celui d'ta mère !!

J'ai 20 ans !!

Je suis super vieux et tellement jeune que ça me perturbe !! <- C'est quoi cette phrase bidon ??!! Ben parce que :
YaRgH. C'est tout.

J'ai bien droit de péter les plombs sur le net !! Non ?

La ferme !! J'ai un 2 à la place du 1 pour le chiffre des dizaines !!

La tension retombera demain, et je redeviendrais le zombie que vous connaissez bientôt. Pardonnez mes débordements. Mais on n'a pas
20 ans tous les jours !!! Bizarre, il me semble avoir entendu la même phrase y'a deux ans...

mardi 22 juillet 2003

Une semaine que je n'ai pas écrit sur mon Blog ?? Inacceptable !!

J'étais en train de regarder dimanche soir sur Canal Jimmy une série que je trouve poilante, Six pieds sous terre (je préfère le titre original : Six Feet Under). Dans cette série il y a un personnage principal qui est homo et on montre bien sa relation avec l'autre homme, genre, on le voit l'embrasser, des trucs dans ce style.
Je me suis alors demandé si moi-même je n'étais pas homo. Nan nan, sans rire, posez-vous la question si vous avez un moment de libre à penser. J'ai fouillé dans mon passé. J'ai constaté quelque chose, je n'ai jamais été très à l'aise avec les filles en général ; les mecs, aucun problème. Pourtant, je vois mon oncle homo (par alliance) et ses
« manières », sa « mentalité », et je ne me vois pas comme ça. Je ne le prends pas pour une généralité, ce n'est pas parce qu'il agit de cette façon que tous les homos agissent ainsi. Il y a des homos très tranquilles.
Cela ne me dérangerait pas d'être homo, si le coup de foudre de ma vie était un mec par exemple. C'est comme ça. Le plus dur serait d'avoir des enfants !! Quand je trouve un mec beau, il l'est (à mes yeux), mais dans mon esprit, il y a cette limite. Je suis légèrement esthète !
J'en suis venu à cette conclusion. Je suis hétéro, et je ne vois pas de raison à changer, sauf une exposée paragraphe ci-dessus. Je préfère les femmes aux hommes, c'est tout. Désolé pour mes détracteurs... (y'en a aucun, c'était une blague...) Après, mes préférences chez les femmes, c'est une autre histoire...

Je retourne à la lettre que j'écris pour John.

lundi 14 juillet 2003

Ah le Moulin... Avec son bon deux tiers de meufs, un tiers de mec, et le reste je ne sais pas... Mon radar à zouzes s'affolait complètement, mais j'ai réussi à garder mon sang-froid. Mouarf !! Ce fut incroyablement dur... Bah ouais, c'est pas drôle, je suis sûr que la moyenne d'âge ne dépassait pas les 17 ans... Qu'est-ce qu'un vieux de 20 ans (on peut le dire maintenant, même si ce n'est que dans quelques jours) comme moi faisait là-bas ?? Hein ?? Je vous le demande !!
Nan, je me suis éclaté quand même, faisait super chaud, j'ai transpiré comme un ouf à danser sur les cubes !! Je ne suis pas allé souvent en boîte, mais à chaque fois je peux dire que c'était trop puissant !! Je peux dire quelques anecdotes si vous voulez ! Si je veux, d'abord...
La première fois que je suis allé à l'Eden, on a marché du MacDo du rond-point de Kerustum jusque la boîte. C'est une trotte. Je me rappelle du pogo général... Les videurs ne savaient plus où donner de la tête... Mouarf c'était trop marrant ! Une autre fois, y'avait un bourré qui dansait juste devant nous, avec de sacrés gestes de danseuse étoile. On était bidonné.
La première fois que je suis allé au Moulin... Je me rappelle encore du jour, c'est vous dire. C'était le jour d'Halloween d'il y a deux ans, il y avait eu Prodigy et Daft Punk qui étaient passés (trop puissant), et c'est sur une de ces musiques que j'ai eu un choc qui m'a bouleversé. J'étais en train de danser, quand j'ai relevé la tête et croisé le regard d'une fille... Wow. J'ai senti un coup dans la poitrine comme je n'en avais jamais eu avant. Un instant je n'ai
eu que ses yeux. J'ai su tout de suite que je lui avais fait le même effet, car ensuite, les regards en douce, ça y allait ! Mais à l'époque, je n'avais pas la même assurance qu'aujourd'hui, du moins pas le même niveau de courage (si j'en ai...). Et je n'ai rien fait. Je suis monté à l'étage pour regarder la piste de danse, et je la voyais qui me regardait désespérément (je le jure)... Je ne l'ai pas vu partir, je sentais en moi que j'étais déçu, et qu'il n'y avait pas forcément que moi qui était déçu, et que j'avais déçu...
Depuis ce soir, j'ai une pensée pour elle à chaque fois que j'énonce le Moulin, à cette inconnue que je ne reverrais pas. Peut-être qu'elle pense encore à moi, qui sait ? :-} M'étonnerait ; m'enfin, on peut toujours espérer. Pour ça, j'ai tout de même un regret...

vendredi 11 juillet 2003

Salut tout le monde !
Info qui est tombée hier, le tournage du dernier volet du
Seigneur des Anneaux s'est enfin terminé. Je ne sais si je dois être triste ou heureux...
C'est le livre, qui m'a énormément apporté. C'est grâce à mon prof de français de sixième que je dois cette révélation. J'ai lu la trilogie huit fois en huit années, sans jamais m'en lasser. Depuis hier, les films viennent d'être tournés, et quand j'aurais vu la version longue du
Retour du Roi, je me demanderais alors :
« A quoi vais-je bien pouvoir rêver maintenant ? »

Un choc littéraire d'une telle ampleur sur moi n'arrivera qu'une fois. C'est ce que j'essayerais de faire en écrivant. Rude tâche.

mercredi 9 juillet 2003

Et un, et deux, et trois dans la famille à avoir son Bac cette année !!!!!

Si ce n'est pas merveilleux tout ça. Trois sur quatre à l'avoir. Non, plutôt trois sur trois, mon père ne le passait pas.

Oui, je l'ai obtenu hier, je devais avoir minimum 7 pour le décrocher, le prof m'a mis 11 !!! Muchas gracias mi hermano !
Si vous saviez la journée de folie que j'ai passée...

Je vous raconte ? Ok, c'est parti !

Au préalable, j'avais peur d'une chose : ne pas me réveiller à temps pour partir. J'avais placé deux alarmes à 5h45 du mat'. Résultat, j'me suis réveillé à 5h30. Perte d'un quart d'heure de sommeil...

Brest est une ville étendue, et je me suis perdu en arrivant !! Il restait 20 minutes avant l'heure fatidique, quand je trouvais l'entrée de Kérichen... Pfiou. Une fois garé, je retrouvais Caro et Anaïs avec leurs pères, et Greg nous rejoignait peu après. Le prof de maths aussi. Après avoir donné les matières que l'on voulait repasser, je filais vers les maths, salle L303. Le plus drôle à ce moment c'est que la salle se trouvait à peu près au milieu de l'étage, et que à l'une des deux entrées y'avait la moitié de la tête de Riou qui dépassait pour nous regarder !! C'était à mourir de rire !!! Vers 8h30 je passais le premier en maths. Je me rappelle encore de l'énoncé :
Premier exercice : calculer une intégrale entre ln3 et ln2, et la fonction c'était deux exponentielles piches à souhait. Tranquille pour démarrer. Le deuxième exo portait sur les probabilités, et ça, c'était une autre paire de manches (pour moi). M'en suis bien tiré en fin de compte, le prof était super, il aidait trop à la fin, les questions qu'ils posaient étaient assez faciles. Voilà pour les maths.
Je savais alors dans un coin de mon cerveau noyé dans l'incertitude que j'avais mon Bac. Je me dirigeais vers la physique et je rencontrais Caro qui en sortait. Elle me disait que le prof (un vieux) avait saqué Greg et qu'elle même n'avait pas réussi grand chose. Ben c'était mon tour de prendre une raclée en phys ! J'ai eu un p'tit exo de mécanique et de pHmétrie, le truc que je n'ai rien compris du tout. C'est là le plus drôle de la journée, j'ai complètement foiré ma phys (sur mon relevé de notes le prof m'a mis 2, c'est vous dire), et ce en beauté. Je ne répondais pas aux questions des exercices, pour une des questions de chimie, j'avais trouvé 100 litres au lieu de 10 mL, et le plus comique c'était qu'il fallait donner le mode opératoire pour prendre ces 10 mL !! Comme j'avais trouvé 100L, il m'a demandé s'il fallait un fût pour prendre ces 100L... En se marrant bien sûr. J'en pouvais plus moi par contre. De suite après, il me demandait le volume d'un bock... 25cl que je lui disais, et il me répond :
« Au moins une bonne réponse ! » L'autre mec qui passait après moi s'est marré dans son coin... Après il me demandait si j'avais fumé avant de venir en oral... L'hallu général. Et aussi si j'avais été en cours de physique pendant l'année. Avant de partir, je lui disais que j'étais une catastrophe en phys pendant toute ma p'tite vie, mais lui me dit alors : « Tu n'es pas une catastrophe, mais un cataclysme !! » On s'est marré tous les deux, incroyable... Il me dit alors qu'il espérait que j'ai réussi les maths... Ce qui voulait tout dire pour la phyz'...
Ensuite j'attendais que les autres aient fini de passer les maths, puis on allait manger. La généreuse Caro me proposait de venir manger avec elle, son père et ses deux cousines pour ne pas me laisser tout seul. Ce fut un repas agréable, en compagnie de charmantes demoiselles (narf), et d'anecdotes du père de Caro sur Vonne... Cultissime. Il m'a payé mon repas, j'ai protesté mais il a rien voulu savoir... Bon. On laissait Stéphanie et sa sœur pour aller à Décathlon avec Caro et son père. Et ce fut un véritable calvaire : il faisait chaud dans le magasin, le père de Caro a dû mettre trois quarts d'heure pour choisir une paire de chaussures. Caro et moi on n'en pouvait plus, et il était 15 heures quand on partait du Décathlon (pour y être arrivés à 13h30).
Enfin, l'attente des résultats fut longue : vers 17h15 ce fut la délivrance, je gueulais comme un porc dans la cour du lycée, je bondissais partout... Ils avaient encore eu un problème de communication avec Rennes : il fallait envoyer les notes en premier à l'académie avant de les publier. L'horreur pour nous. Mais on a notre
Baccalauréat.
Je rentrais chez moi, mon frère m'appelait en route pour me dire que le prof de maths avait appelé chez moi... De retour à la maison, je trinquais avec mon frère, puis j'inondais quelques portables de SMS en écrivant que j'avais eu mon Bac. On est alors venu me chercher pour jouer au ping-pong... Comment refuser ? ;-) Deux heures plus tard, je retournais chez moi pour enfin dormir... Fin.

Conclusion : les années lycée sont enfin finis pour moi, j'en suis ému quand je l'écris (quand même), c'est vrai que ça fait bizarre... Ces années de déconnade, de passages à vide, d'émotions, tout ça fait parti du passé maintenant. J'en ai un pincement au cœur... Mais je suis heureux. J'ai appris de nombreuses leçons, toutes aussi utiles les unes que les autres, mais jamais aussi intensément qu'au lycée. Mon passage à l'âge adulte, s'il existe cet âge, ne se sera pas fait sans mal pour moi et les autres personnes de mon entourage. Au lycée j'aurais vécu les pires mais également les meilleures années de ma vie, les plus riches en événements. Donc je remercie tous ceux qui m'ont supporté pendant ces 5 années éprouvantes. Merci à vous, merci.

Pourtant, ce n'est pas le moment pour moi de faire le bilan. De nouveaux horizons s'ouvrent désormais devant moi. Je n'ai vécu que le quart de ma vie (quasiment), il m'en reste trois encore à remplir. Il me reste tellement de choses à découvrir... N'est-ce pas merveilleux ? Être toujours émerveillé, d'être surpris constamment par ce qui nous entoure, n'est-ce pas le meilleur moyen d'apprécier la vie ? Tellement, tellement de choses à découvrir... Et dans tous les domaines.
Je peux m'atteler à deux tâches qui me tiennent particulièrement à c
œur : trouver la moitié qui me manque, et continuer mon livre.

Je vous aime tous.

samedi 5 juillet 2003

Eh non, je n'ai pas eu mon Bac...
Mais rien n'est perdu. Il me manque 27 points, c'est beaucoup et peu en même temps. Je m'explique : je me suis tapé un joli 3 en maths, coefficient 7. Maintenant en oral, il faut que j'ai minimum 7 pour avoir mon Bac. 4x7=28 C'est ça la magie des maths... A part Greg, Caro, Anaïs et moi, les autres l'ont eu, félicitations !! Marie et Sandrine ont eu mention AB, et John mention B !! Double Bravo !!!!
Je suis terriblement déçu, évidemment, je m'attendais à tout sauf à ça. Bon, je ne désespère pas de l'avoir, ça me ferait c***r de le foirer quand même, à ce niveau, ce serait un énorme gâchis. Et dire que je visais le 10 en maths avant de connaître cette damnée épreuve... Le passé, c'est le passé.

*Soupir* Bon. Que pourrais-je dire d'autre... Que je n'aurais pas mon boulot à Douarnenez à cause de l'oral... Hier soir, le concert d'Aston Villa était bien, mais c'était un peu fort... Bon après on m'a posé un gros lapin [pour aller en boîte], merci les filles... Elles m'ont rappelé vers 6h du matin... J'te jure.
Ça m'a fait plaisir, même si je n'ai pas réussi à m'endormir après. J'attends vos mails les filles !!

Allez, je vais bosser... mes maths. Bordel.

Oui, ce journal électronique recèle de textes qui sont malgré tout ma propriété. Si vous souhaitez en utiliser un, contactez-moi grâce à l'adresse suivante : sacred.fire.blogspot@gmail.com
Merci !
Yohann ©®™☺☼♥♫≈(2003-2009)